NAIROBI, 11 juillet (Xinhua) -- Une nouvelle étude
publiée vendredi montre que la prévention du paludisme dans les écoles
améliore le potentiel des élèves au Kenya.
Selon cette étude, fournir régulièrement des
traitements préventifs contre le paludisme réduit considérablement le
risque de contamination par la maladie et d'anémie chez les élèves et
cela améliore leur capacité cognitives.
Les programmes sanitaires pour les écoles ont montré
leur efficacité dans la lutte contre d'autres maladies mais on en sait
moins sur leur rôle contre la malaria.
Jamais autant d'enfants ne sont allés à l'école et
le gouvernement est de plus en plus conscient de l'importance de la
santé des enfants pour leur réussite scolaire, souligne le
rapport.
Une équipe de chercheurs kenyans et britanniques a
enquêté sur l'impact d'une nouvelle méthode de lutte contre le paludisme
impliquant l'administration massive d'un traitement complet contre le
paludisme aux enfants, contaminés ou non.
Le but est de déterminer si cette méthode fait
baisser la prévalence d'anémie et améliore l'attention en classe et la
réussite scolaire des élèves.
Des tests ont été réalisés dans 30 écoles primaires
d'une région rurale à forte transmission du paludisme dans l'ouest du
Kenya.
Au total, 4 916 enfants de 5 à 18 ans ont reçu
trois traitements (sulfadoxine-pyriméthamine combinée à
de l'amodiaquine, ou placebo) à quatre mois d'intervalle.