PARIS, 11 juillet (Xinhua) -- L'Autorité de sûreté
nucléaire ( ASN) de la France a demandé vendredi la suspension d'une partie
des activités de la station de traitement de la société Socatri,
trois jours après le rejet accidentel d'uranium par cette société
sur le site nucléaire du Tricastin, dans le sud du pays, a
annoncé l'ASN dans un communiqué.
Dans la nuit du 7 au 8 juillet, un incident s'est
produit sur le site nucléaire de la société Socatri, un réservoir de la
station de traitement des effluents uranifères ayant débordé dans sa
cuve de rétention, ce qui a provoqué une pollution de l'environnement,
selon l'ASN.
Le collège de l'ASN s'est réuni vendredi matin pour
prendre une décision imposant à Socatri la suspension de l'arrivée
d'effluents dans la station de traitement à l'origine de la pollution,
ainsi que la mise en place d'un plan de surveillance renforcée
comprenant notamment des analyses dans les rivières et la nappe
phréatique environnantes, a indiqué l'organisme dans un communiqué.
Les inspections menées par l'ASN et l'Institut de
radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ont montré que "la
mise en sécurité destinée à empêcher toute nouvelle pollution n'est
pas complètement satisfaisante" et que "les conditions d'exploitation lors
de l'incident présentaient des irrégularités par rapport aux dispositions
réglementaires applicables", a fait savoir l'ASN dans le communiqué,
ajoutant que la gestion de la crise par l'exploitant a également révélé
l'existence de "lacunes" en matière d'information des pouvoirs publics.