LHASA, 11 juillet (Xinhua) -- 42 personnes
ont été arrêtées pour participation aux émeutes du 14 mars survenues à
Lhasa, chef-lieu de la Région autonome du Tibet (sud-ouest), pourtant
aucune peine de mort n' y a été prononcée jusqu'à présent, a déclaré
un haut officiel vendredi.
Elles ont été accusées de crime d'incendie,
d'agression, de perturbation de l'ordre public et d'assaut des sièges du
gouvernement, a dit Palma Trily, vice-président exécutif du Tibet
lors d'une conférence de presse devant des journalistes indiens
et italiens jeudi.
Le verdict des assises des 30 premiers accusés,
punis d'une peine de 3 ans de prison, a été prononcé le 29 avril par le
Tribunal intermédiaire populaire de Lhasa.
Les 19 et 20 juin, 4 cours basées à Lhasa et dans la
préfecture de Shannan a annoncé la condamnation des 12 autres
accusés.
Pourtant 116 autres supects étaient toujours en
accusation, a révélé Palma Trily.
"Il serait décidé, en vertu des lois chinoises, que
si certains étaient condamnés à mort," a-t-il noté.
Après les émeutes de Lhasa, la police a détenu 953
personnes, incluant 362 qui se sont rendues elles-mêmes à la police.
Lors des attaques massives contre les personnes et
les biens, 18 civils innocents et un agent de police ont été tués, et 241
policiers ont été blessés.
Les émeutiers ont également incendié 120 habitations
et 84 véhicules et pillé 1 367 magasins, causant une perte économique
directe estimée à 320 millions de yuans (environ 47 millions de
dollars).
Le gouvernement régional a réduit les taxes en
faveur des magasins affectés ,leur octroyant 200 millions de yuans en
récompenses, a dit Xiao Bai, vice-maire de Lhasa.
"Grâce aux efforts déployés par les gouvernements
aux divers échelons, Lhasa a rétablit son ordre social," a affirmé Palma
Trily. Fin