ABIDJAN, 8 juillet (Xinhua) -- Le gouvernement
ivoirien vient de créer une Agence nationale pour le développement des
forêts rurales (ANDEFOR), a rapporté mardi le quotidien national
Fraternité Matin sur son site internet.
Cette initiative faisait l'objet d'une réflexion
entamée depuis lundi à Grand Bassam, dans le sud-est du pays, selon
Fraternité Matin.
A l'ouverture de ces travaux, le ministre de
l'Environnement, des Eaux et forêts, Daniel Aka Ahizi, a insisté sur
l'espoir que représente la future ANDEFOR.
Il s'agit de "récupérer les superficies forestières
perdues par une gestion plus rationnelle de ce qui nous reste de forêt
naturelle, par la protection des plantations forestières et par
le reboisement des terres inoccupées par l'agriculture", a déclaré
le ministre Aka Ahizi.
Pour lui, cette nouvelle structure aura non
seulement en charge la gestion des 60 mille hectares reboisés dans le
cadre de la réforme forestière de 1994 mais également le reboisement des
150 mille hectares attendus d'ici à 2015, dans le cadre de
l'ambitieux programme national de reboisement.
"Les plantations forestières issues des différentes
journées de l'arbre requièrent, une prise en main effective, pour
atteindre le relèvement de notre couvert forestier, au taux de 20% pour le
maintien de l'équilibre écologique et de la biodiversité. La
structure la mieux indiquée pour jouer ce rôle, nous le pensons est
encore l'ANDEFOR", a-t-il ajouté.
Les documents à valider au cours de l'atelier de
Grand Bassam doivent définir les statuts juridiques, les missions et les
dotations financières de cette structure.
En septembre 2007, un atelier d'étude avait retenu
le type de société à participation financière de l'Etat sous forme de
société anonyme avec un capital de 500 millions de FCFA détenus à 34% par
l'Etat et 66% par le privé.
La Côte d'Ivoire dispose de six millions d'hectares
de forêts classées gérées par la société pour le développement forestier
(SODEFOR), créée en 1966.
Les 25 millions hectares du domaine forestier
rural du pays qui abrite les parcs de Taï et de la Comoë, deux
écosystèmes importants de la sous région ouest-africaine, se
dégradent considérablement du fait des activités humaines.