BOBO-DIOULASSO (Burkina Faso), 8 juillet (Xinhua) --
Une trentaine de membres, de parlementaires et d'experts de la
Commission de la CEDEAO ont lancé, mardi dans la ville burkinabé de
Bobo-Dioulasso (365 km à l'ouest de Ouagadougou), une campagne sous
régionale de sensibilisation et de plaidoyer pour la lutte contre le
VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme.
Organisée par la Commission Santé et Services
sociaux du parlement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de
l'ouest (CEDEAO) en collaboration avec l'Organisation ouest
africaine de la santé (OOAS), cette campagne, dans les régions
frontalières du Burkina et du Mali, vise à mobiliser et à alerter
les populations cibles en vue de les amener à s'organiser pour
combattre ces pandémies.
Pendant les 96 heures que dureront les travaux, il
s'agira pour les parlementaires de confronter leurs expériences à celles
des experts de la santé, d'échanger sur les approches appropriées à
adopter en vue d'améliorer la sensibilisation et le plaidoyer pour la
lutte contre le sida et la tuberculose.
Il s'agira également pour les participants à cette
campagne de sensibilisation et de plaidoyer d'adopter une stratégie
communautaire de lutte plus pratique et plus opérationnelle contre le
sida et la tuberculose.
Selon les statistiques de l'ONUSIDA, le sida tue
plus ou moins 3 millions de personnes par an et la plupart des victimes
sont pauvres et la majorité d'entre elles vivent en Afrique.
Selon les mêmes sources, à l'heure actuelle entre 34
à 42 millions de personnes vivent avec le VIH à travers le monde dont
les 2/3 vivent dans les pays africains sub-sahariens.
Rappelant que le sida est devenu un problème
prioritaire de santé publique, le président de la Commission santé et
services sociaux du parlement de la CEDEAO, M. Yaya Sangaré a salué les
efforts engagés par les différents pays de la CEDEAO et souligné que
les pays africains ont classé la lutte contre le fléau parmi leurs
priorités.
"Il nous faut une plus forte implication des acteurs
et cibles en vue d'une prise en charge globale des personnes infectées
et/ou affectées par le sida et la tuberculose et d'une prévention
réussie", a-t-il fait remarquer.
Pour M. Sangaré, il s'agit aujourd'hui de créer un
cadre de travail normalisé entre les différents Etats pour combattre le
fléau et ses effets, permettre de populariser les connaissances sur
la maladie et faire entrer dans la lutte les pays qui marquent encore le
pas.
Pour ce faire, M. Sangaré a invité à construire une
stratégie commune capable de réduire la propagation du sida, de la
tuberculose et du paludisme dans la sous région.
"La lutte contre le sida ne sera gagnée que
lorsque cette lutte s'efforcera de préciser toutes les pratiques et toutes
les politiques", a-t-il conclu.