BEIJING, 9 juillet (Xinhua) -- Le ministère chinois des Affaires
étrangères a réfuté mardi un rapport rédigé par un groupe défenseur
étranger des droits de l'Homme sur la démolition d'une mosquée dans la
Région autonome Ouïgoure du Xinjiang dans le nord-ouest de la Chine,
déclarant qu'il était "purement erroné".
Ce groupe a déclaré qu'une mosquée au district de
Kalpin près de la ville d'Aksu était détruite après avoir refusé d'aider à
faire la publicité des Jeux olympiques.
"Les deux bâtiments étaient des constructions
illégales, mais pas des mosquées," a déclaré Qin Gang, porte-parole du
ministère des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse
régulière.
Il a indiqué que le gouvernement local n'avait rien
pris sur place, ni arrêté personne.
Qin a fait savoir que des paysans d'un village du
district de Kalpin avaient construit deux bâtiments à usage religieux sur
un terrain agricole sans l'approbation du gouvernement, selon les
rapports de la population locale.
"Cela viole la loi de l'Administration du Territoire
de la République populaire de Chine," a-t-il souligné.
Selon la loi, si un individu viole le plan de
l'utilisation des terres par la construction dans une zone rurale, il doit
démolir les structures et remettre la terre dans son état d'origine.
Qin a déclaré que les deux paysans ont détruit fin
mai et début juin les deux bâtiments après être éduqués par des officiels
de l'Administration du Territoire.