(Photo: Xinhua)
TOYAKO (Japon), 7
juillet (Xinhua) -- Les pays africains ont dit au G8, groupe des huit pays
les plus industrialiés (G8), qu'ils devaient respecter "intégralement"
leurs promesses d'aide faites à l'Afrique, a indiqué lundi un officiel
japonais.
Les dirigeants de sept pays africains et des pays du
G8 ont eu une réunion élargie lundi, premier jour du sommet du G8 qui se
déroule dans la ville touristique japonaise de Toyako.
Kazuo Kodama, secrétaire de presse du ministère
japonais des Affaires étrangères, a révélé à la presse que lors de cette
réunion, les dirigeants des pays africains et du G8 avaient discuté
notamment de l'aide à l'Afrique, du prix du pétrole et des produits
alimentaires, du commerce, des investissements et des Objectifs de
développement du Millénaire.
Kazuo a rappelé que sur les importantes sommes
promises par le G8 à l'Afrique, certaines avaient été versées et d'autres
étaient en cours de versement.
Selon lui, les dirigeants africains devraient voir
la mise en oeuvre de ces projets d'aide comme un succès ayant contribué au
développement des pays africains. Mais il a précisé qu'un système
serait néanmoins mis en place pour garantir le respect total des
engagements.
Les dirigeants des pays du G8 ont rencontré les
présidents d'Algérie, d'Afrique du Sud, du Nigeria, du Sénégal, du Ghana,
de Tanzanie et d'Ethiopie à cette session de travail élargie.
Certaines organisation non-gouvernementales ont
appelé les pays développés et le G8 en particulier à plus s'engager dans
l'aide au continent pour réduire la pauvreté et développer
l'économie.
Devant la presse à Toyako, Max Lawson, conseiller de
l'ONG britannique Oxfam, a indiqué que le doublement de l'aide à
l'Afrique promis à Gleneagles (Ecosse) ne serait pas réalisé car
à mi-parcours, seule une petite partie de l'aide a été livrée.
Lors du sommet du G8 de Gleneagles en 2005, les pays
développés avaient promis à ceux en développement d'augmenter d'ici à 2010
leur aide de 50 milliards de dollars, dont 25 milliards pour
l'Afrique.
A la session élargie, les dirigeants africains ont
également souligné que le commerce et les investissements étaient vitaux
pour le développement durable de l'Afrique et ils ont demandé
plus d'aide pour développer la capacité agricole de l'Afrique.
Le Zimbabwe a également été évoqué. Certains pays du
G8 sont favorables à des sanctions contre ce pays mais plusieurs pays
africains s'y opposent, craignant que cela n'entraînent des
complications internes en Afrique.