(Photo: Xinhua)
TOYAKO (Japon), 7 juillet (Xinhua) --
Le sommet de trois jours du Groupe des Huit (G8) a débuté lundi avec la
première session rassemblant les dirigeants des pays industrialisés et
leurs homologues venant de sept pays africains.
Le Premier ministre japonais, Yasuo Fukuda, hôte
pour cette année de la réunion annuelle du G8, a salué les dirigeants,
ainsi que les responsables africains, au début d'un déjeuner de travail
à Toyako, une ville balnéaire sur l'île de Hokkaido (nord du
Japon).
Le déjeuner a été suivi d'une session de travail
entre les dirigeants du G8 et ceux africains, ainsi que les responsables
de l'ONU, de la Banque mondiale et de l'Union européenne.
Le changement climatique, l'économie mondiale et le
développement africain figurent en haut de l'ordre du jour du sommet
du G8 qui regroupe l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, la
Grande-Bretagne, l'Italie, le Japon et la Russie.
Les dirigeants du G8 vont discuter avec les
présidents de l'Afrique du Sud, de l'Algérie, de l'Ethiopie, du Ghana, du
Nigeria, du Sénégal et de la Tanzanie de l'aide à l'Afrique,
ainsi que d'autres questions lundi après-midi.
Quelques ONG ont appelé les pays développés, ceux du
G8 en particulier, à remplir leurs engagements et à devenir plus
engagés pour aider le continent africain à réduire la pauvreté et à
développer l'économie.
Devant la presse à Toyako, Max Lawson, un conseiller
d'Oxfam, une ONG luttant sur les terrains politique, économique et
humanitaire contre la pauvreté et l'injustice dans le monde, a
indiqué que le G8 manquera à sa promesse de doubler l'aide à
l'Afrique faite au sommet de Gleneagles (Ecosse), car il n'a offert
qu'une petite partie de l'aide promise.
Le G8 a promis lors du sommet en Ecosse de 2005
d'augmenterde 50 milliards de dollars américains (mds usd) d'ici 2010
l'aide aux pays en voie de développement, dont 25 mds usd iront à
l'Afrique.
Le G8 a livré seulement 14% de son engagement de
l'aide fait à l'Afrique en trois ans sur une promesse de cinq ans, a
ajouté M. Lawson.
"Nous sommes inquiets. Nous sommes très inquiets que
l'engagement de l'aide soit édulcoré et que quelques promesses
importantes soient laissées de côté".
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