ALGER, 6 juillet (Xinhua) -- La hausse des prix du
pétrole n'est pas une crise de l'offre et de la demande, a réaffirmé
dimanche à Alger le ministre algérien de l'Energie et des Mines,
président en exercice de l'Organisation des pays exportateurs de
pétrole (Opep), Chakib Khelil.
"La hausse régulière des prix du pétrole est due à
des phénomènes qui n'ont rien à voir avec l'offre et la demande", a
indiqué M. Khelil lors d'un séminaire des chefs de postes
diplomatiques et consulaires algériens.
L'"envolée" des prix du pétrole est, notamment,
"liée à la crise de août-septembre 2007 aux Etats-Unis où la banque
centrale américaine a dû prendre des mesures pour faire baisser les taux
d'intérêt pour activer l'économie américaine, mais ceci, a-t-il dit,
a conduit à une dévaluation du dollar".
M. Khelil a également imputé la hausse des prix du
pétrole à des problèmes géopolitiques, écartant une éventuelle baisse des
cours dans le futur, étant donné qu'une "forte demande" existe.
M. Khelil a expliqué aux chefs de postes
diplomatiques et consulaires présents la politique algérienne sur le
secteur de l'énergie en soulignant son importance pour l'économie du pays,
rappelant que la part des exportations d'hydrocarbures représente
actuellement 98% des recettes du pays.
A propos du domaine de l'énergie solaire, le
ministre a rappelé que les différents programmes lancés en la matière sont
financés par l'Etat, indiquant qu'une vingtaine de villages sont
alimentés par ce type d'énergie.
"Nous avons tous les avantages dans ce
domaine (l'énergie solaire)", a-t-il ajouté soulignant la nécessité de
développer les techniques et les moyens adéquats à son utilisation.