LANZHOU, 5 juillet (Xinhua) -- Cinq personnes, dont
trois agents de police et une enseignante dans la province du Gansu
(nord-ouest de la Chine), ont été arrêtées vendredi, soupçonnées d'avoir
pris part à une escroquerie au concours national d'admission à
l'université, a-t-on appris des autorités locales.
Les agents de police, Liu Xiaobin, Hou Zhaopeng et
Jia Xudong, et un employé de la police civile Zou Rong, travaillant dans
des agences de police du district de Maiji relevant de la ville de
Tianshui, auraient reçu des pots-de-vins pour procéder à la
fabrication illégale de certificats de résidence et cartes
d'identités pour 31 candidats illégaux au concours en provenance de
la province orientale du Shandong, a indiqué Yang Ruifeng, porte-parole du
gouvernement de Tianshui.
Zhang Hongju, enseignante d'un lycée local, a
également été arrêtée, soupçonnée d'avoir gagné de l'argent en aidant les
candidats à présenter leur candidature à l'examen.
Quatre autres officiels du Shandong et du Gansu, qui
auraient organisé l'affaire, ont été arrêtés à la fin du mois
dernier.
En vertu de la loi chinoise, les candidats doivent
participer au concours national d'entrée à l'université là où est
enregistré leur "hukou", ou lieu de résidence permanente, les élèves de
régions moins développées, telles que le Gansu, bénéficiant d'un
seuil moins élevé pour pouvoir être admis à l'université.
Les candidats du district de Yanggu, de la province
du Shandong, auraient voyagé à travers la Chine pour participer à l'examen
ou se faire passer pour d'autres à Tianshui, a indiqué Yang.
Les candidats clandestins ont été découverts après
que l'un d'entre eux eut signé par erreur son propre nom durant l'examen,
a déclaré Yang. "Ils ont tous été arrêtés et renvoyés chez eux par la
police."
Le Ministère chinois de l'Education a annoncé
mardi dernier que 2 645 personnes parmi les 10,38 millions de candidats
avaient été découverts avoir triché cette année, soit une baisse de
800 personnes par rapport à l'année précédante.