HARARE, 4 juillet (Xinhua) -- Le président
zimbabwéen Robert Mugabe a déclaré vendredi que son parti, la ZANU-PF,
négocierait avec le Mouvement pour le changement démocratique (MDC,
opposition) à condition que celle-ci et ses alliés occidentaux
reconnaissent les résultats du second tour de l'élection présidentielle.
Il a fait cette déclaration à ses supporteurs qui
l'ont accueilli à l'aérport international de Harare, à son retour du
sommet de l'Union africaine (UA).
Selon lui, la suppression des sanctions "illégales"
contre le Zimbabwe est une autre condition pour entamer ces
négociations.
"Je suis le président de la République du Zimbabwe",
a-t-il dit, ajoutant que seuls les Zimbabwéens qui ont voté le 27 juin, non
les Britanniques ou les Américains, qui ont le droit de lui dire
comment diriger le pays.
"C'est une réalité que tout le monde doit accepter
primo avant que l'on ne puisse commencer un dialgoue avec nous. Nous
sommes ouverts à un dialogue", a-t-il dit.
Le problème de la terre, a-t-il poursuivi, est aussi
un facteur clé pour les négociations car la réforme est irréversible.
"Si nous sommes d'accord à ce sujet et acceptons le
vote du 27 juin, puis nous pouvons commencer le dialogue et avancer
ensemble pour reconstruire notre pays bien-aimé", a déclaré M.
Mugabe.
Le président Mugabe a tenu ces propos après que la
Grande- Bretagne et les Etats-Unis eurent appelé la communauté
internationale à reconnaître les résultats du premier tour de
l'élection présidentielle du 29 mars, non pas ceux du second tour, du
27 juin.
M. Tsvangirai a remporté 47,9% de voix au premier
tour, contre 43,2% de voix reçues par le président Mugabe. Mais il a
annoncé son retrait du second tour queqlues jours avant le vote, en
reprochant aux partisans de M. Mugabe des actes violents contre ses
supporteurs.
Selon la Commission électorale zimbabwéenne (ZEC),
M. Mugabe a remporté 85,5 % des voix au second tour, contre 9,3 % pour M.
Tsvangirai.
M. Mugabe a prêté serment dimanche pour commencer
un nouveau mandat présidentiel.