NAIROBI, 4 juillet (Xinhua) -- Le ministre kenyan
des Finances, Amos Kimunya, a déclaré ne pas vouloir démissionner à cause
de la vente controversée d'un hôtel à Nairobi, malgré la montée de la
pression publique.
M. Kimunya a été sanctionné mercredi suite à une
motion de censure à son encontre, approuvée par la plupart des membres du
Parlement, qui demandent sa démission.
M. Kimunya, qui a consulté jeudi le président Mwai
Kibaki, a affirmé qu'il n'a pas encore pris de décision sur la demande
pour sa démission.
"Je consulte encore. Les allégations du Parlement
sont purement politiques, car personne n'a présenté de preuves pour
soutenir les accusations", a assuré M. Kimunya.
"Des personnes me donnent des informations
importantes sur cette grande attaque et j'étudie aussi les documents avant
de décider de la prochaine action. Mes avocats (me) donneront des
conseils", a ajouté M. Kimunya.
La réunion ministérielle prévue jeudi pour discuter
du sort de M. Kimunya n'a pas eu lieu et le gouvernement a expliqué
qu'elle a été reportée du fait que le président était très occupé.
Des sources bien informées ont confié à la presse
locale que le report de la réunion était dû au désaccord de certains
ministres sur l'action de M. Kimunya dans la vente de l'hôtel cinq étoiles
Grand Regency.
La vente du Grand Regency, dont les transactions se
sont déroulées de manière clandestine, a alimenté des soupçons de
corruption et provoqué des remous politiques.
Cet hôtel de luxe a été vendu à 2,9 milliards de
shillings (environ 45 millions de dollars américains), un prix estimé à
moins de la moitié de la valeur du marché.
M. Kimunya a néanmoins démenti toutes
les accusations, clamant son innocence dans les transactions.