DAKAR, 4 juillet (Xinhua) -- Les nouveaux accords de
pêche entre la Guinée-Bissau et la Commission de l'Union Européenne
vont tenir compte, désormais, de la disponibilité des ressources et de
leur préservation, a déclaré vendredi le ministre bissau-guinéen de
l'Economie maritime.
Daniel Gomis a fait cette déclaration lors de la
cérémonie d'ouverture, vendredi à Bissau, du premier round des
négociations de la commission mixte UE-Guinée- Bissau pour le
renouvellement des accords de pêche arrivés à expiration le 15 avril
dernier.
"Les nouveaux accords de pêche entre la
Guinée-Bissau et la Commission de l'Union européenne doivent désormais
tenir compte de la disponibilité des ressources, de leur préservation et de
la lutte contre la pêche illicite par des navires étrangers sans
licence", a-t-il déclaré.
Les dernières négociations entre la Commission de
l'Union européenne et le gouvernement de l'ancien Premier ministre
Aristides Gomes avaient achoppé, en 2007, sur la fixation du montant
des compensations que l'UE doit verser à la partie bissau-guinéenne.
Bissau qui réclamait 10 millions d'euros par an a dû
se contenter de 7,6 millions d'euros.
Les eaux territoriales bissau-guinéennes qui sont
considérées comme l'une des plus poissonneuses au monde font aujourd'hui
l'objet de pillage par des navires de pêche étrangers, rapporte
l'Agence de presse africaine.
Plusieurs centaines de pêcheurs artisanaux
en provenance des pays de la sous-région notamment Ghanéens,
Sénégalais, Guinéens, Maliens et Sierra Léonais entre autres exploitent aussi
les ressources halieutiques du pays sans aucune
autorisation, indique-t-on de même source.