SEOUL, 4 juillet (Xinhua) -- La police sud-coréenne
a indiqué vendredi que plusieurs trafiquants de drogue afghans et
pakistanais ont admis leurs liens avec les Talibans après avoir été
arrêtés à proximité de Séoul.
Selon l'Agence nationale de la police, les suspects,
deux Afghans et trois Pakistanais, opérant en groupes séparés, ont
tenté d'utiliser la Corée du Sud comme point de transit pour
transporter des quantités massives d'anhydride acétique à
destination du sud de l'Afghanistan.
"Ils ont admis que les destinataires finaux de
l'agent chimique étaient les Talibans, mais ils ont démenti être membres
des Talibans. Nous allons poursuivre l'enquête à ce sujet", a déclaré
Kim Ki-yong, l'officier chargé d'enquêter sur les affaires
étrangères lors d'une conférence de presse tenue à Séoul.
La police sud-coréenne a trouvé 12 tonnes
d'anhydride acétique dans une fabrique de génie chimique à Ansan, une zone
industrielle proche de Séoul où les deux Afghans ont été arrêtés. L'agent
chimique était camouflé en huile de moteur pour l'expédition, a
indiqué la police.
A cause de l'opération séparée des trois
Pakistanais, la police a indiqué qu'une cinquantaine de tonnes de la
substance est déjà tombée entre les mains des Talibans, a rapporté la
presse locale.
Les opérations ont été financées par Hawala, un
grand réseau de financement basé principalement au Moyen-Orient, a fait
savoir la police sud-coréenne.
"Les suspects ont transféré l'argent de comptes
soupçonnés être liés à Hawala, et ils ont reconnu avoir reçu des ordres des
Talibans", a précisé la police.
L'anhydride acétique a été originalement importé du
Japon par le biais de certains commerçants sud-coréens, qui font l'objet
d'interrogatoires, a précisé la police.
L'enquête a commencé en mars dernier après
que l'Organisation internationale de la police criminelle eut découvert
14 tonnes d'agent chimique venues de Corée du Sud dans la ville
portuaire pakistanaise de Karachi, et en a informé la police
sud-coréenne, a détaillé la police.