BEIJING, 3 juillet
(Xinhua) -- Le "Congrès de la jeunesse tibétaine" (CJT), sous l'apparence
d'une organisation civile, est en réalité un groupe radical violent
soutenu et utilisé par la clique du dalaï lama, a déclaré un tibétologue
chinois.
Le CJT, fondé en 1970 sur l'initiative du dalaï
lama, vise à comploter avec les jeunes militants "en exil" plaidant pour
l'"indépendance" du Tibet dans le but de mener des activités
sécessionnistes, a déclaré Xie Gangzheng, chercheur du Centre des
études de la tibétologie du Sichuan dans la province chinoise du
Sichuan (sud-ouest).
Sous son apparence d'organisation civile, le CJT est
depuis 1990 le pilier du "gouvernement en exil" tibétain dont 90% des
effectifs sont membre du CJT, selon Xie.
Depuis 1992, tous les Kalon Tribas, ou "Premier
ministres" du "gouvernement en exil" tibétain, y compris l'actuel Kalon
Triba Samdom Rinpoche, ont été membres du CJT, a dit Xie.
"Le CJT suit le sillage du 'gouvernement en exil'
tibétain dans sa quête d'indépendance' du Tibet et d'internationalisation
des questions du Tibet", a-t-il poursuivi.
Selon Xie, le CJT a toujours été une organisation
radicale visant à diviser la Chine par la violence.
L'actuel président du CJT, Cewang Rigzin, refuse de
garantir la non-violence depuis son élection en août 2007. Au lieu de cela,
il a lancé le "Mouvement de soulèvement du peuple tibétain", tout en
étant à l'origine d'une série d'activités extrêmes survenues au mois
de mars et du sabotage des Jeux olympiques de Beijing, a dit Xie.
Le CJT a organisé des cours de formation sur la
guérilla et les techniques de dynamitage pour mettre en application le
"Mouvement de soulèvement du peuple tibétain", a-t-il ajouté.
Après les émeutes du 14 mars à Lhasa, M. K.
Bhadrakumar, diplomate indien et ancien ambassadeur de l'Inde en Turquie
et en Ouzbékistan a déclaré dans un article intitulé "L'Inde se
réveille avec un mal de tête tibétain" que "les activistes tibétains ont
laissé entendre qu'ils s'attendaient aux émeutes".
Le lendemain des émeutes, le CJT a décidé de fonder
une guérilla le plus vite possible afin de pénétrer secrètement en
Chine et mener des combats armés lors d'une réunion de son
"comité exécutif central" à Dharmsala, siège du "gouvernement en exil"
tibétain du dalaï lama en Inde.
Les membres du CJT ont dressé un plan détaillé des
effectifs, du financement et des achats d'armes et ont prévu de pénétrer
en Chine via la frontière du Népal, qu'ils ont examinée avec soin, a
dit Xie.
Le 20 mars, Cewang Rigzin a annoncé que la violence
avait atteint son objectif qui était de réveiller la résistance du
peuple tibétain et d'attirer l'attention de la communauté
internationale sur la question du Tibet.
"La lutte ne cessera pas et cet incident n'est qu'un
prélude à la lutte de cette année", a-t-il ajouté.
Selon Xie, le CJT a également formé une force armée
dans une base militaire de Dharmsala, tout en incitant le peuple à la
violence.
"Le CJT reste un groupe borné plaidant pour
l''indépendance du Tibet' avec le soutien du "gouvernement en exil"
tibétain. En ayant recours à la violence, il est devenu le fer de lance
armé de la clique du dalaï lama", a noté Xie.