BRUXELLES, 3 juillet (Xinhua) -- La Commission
européenne a présenté, mercredi et jeudi, un agenda social renouvelé pour
donner aux citoyens les outils et l'aide dont ils ont besoin dans
l'Europe du 21e siècle, un ensemble d'initiatives complet et
ambitieux.
Reflet d'un nouvel engagement en faveur de l'Europe
sociale, il témoigne d'une démarche intégrée conjuguant diverses politiques
allant notamment de la lutte contre les discriminations fondées sur
l'âge, le sexe ou le handicap à la clarification des droits au soin de
santé.
Opportunités, accès et solidarité au coeur des
nouvelles propositions de la Commission européenne. Le renforcement de la
lutte contre la discrimination fait partie d'un vaste ensemble de
mesures proposées par la Commission pour répondre à l'évolution des
réalités sociales dans une économie mondialisée.
Le nouvel "agenda social" propose également des
initiatives pour faciliter l'accès des patients aux soins de santé dans un
autre pays de l'UE, renforcer le rôle des comités d'entreprise
européens, qui représentent les travailleurs dans les grandes
entreprises exerçant leurs activités dans plusieurs pays de l'UE, et
améliorer les conditions de travail dans le secteur maritime en intégrant
dans la législation européenne les normes adoptées au niveau
international.
La croissance économique est dynamique et le chômage
peu élevé dans l'UE depuis plusieurs années. Malgré cela, un Européen sur
six - dont 8 % de travailleurs - vit en dessous du seuil de
pauvreté, ou s'en rapproche. Et un Européen sur sept a déjà été
victime de discrimination.
La dimension sociale de l'Europe n'a jamais été
aussi importante qu'aujourd'hui, affirme José Manuel Barroso, président
de la Commission européenne. Il ajoute qu'elle est indissociable de
la stratégie adoptée par l'UE pour favoriser la croissance et assurer de
meilleurs emplois aux européens.
La Commission plaide pour une meilleure coopération
entre les pays et une extension du rôle de coordination joué par l'UE. Le
niveau des dépenses sociales est relativement élevé dans les pays de
l'UE. Il représente 26 % du PIB des Etats membres, contre 15 % aux
Etats-Unis et 17 % au Japon.
Toutefois, les systèmes nationaux
sont souvent incompatibles: ils fonctionnent mal au-delà de leurs frontières
et créent des entraves à l'emploi, à l'éducation, au logement et aux
soins de santé pour certains groupes de la population.