NICOSIE, 3 juillet (Xinhua) -- Le Parlement
chypriote a ratifié jeudi le traité de Lisbonne malgré l'opposition au
texte du parti Akel, principal parti au pouvoir.
Arpès un débat intense qui a duré six heures au
parlement qui compte 56 sièges, 31 députés ont voté en faveur du traité de
l'Union européenne (UE), 17 ont voté contre et un s'est abstenu. Les
autres députés étaient absents au moment de la session de vote.
Chypre est devenu ainsi le 20e Etat membre de l'UE à
ratifier le traité de Lisbonne, qui a été rejeté par les électeurs
irlandais lors d'un référendum organisé le 12 juin.
Le "non" irlandais au traité lui a porté un sérieux
coup, chaque pays devant le ratifier pour qu'il entre en vigueur.
La ratification est actuellement bloquée en Pologne
et en Allemagne. Le président polonais, Lech Kaczynski, a refusé de
signer un texte, approuvé par son parlement, qu'il considère "pour le
moment" sans objet, tandis que le chef de l'Etat allemand, Horst Khler,
attend le résultat de recours contre le texte devant la Cour
constitutionnelle.
Chypre est divisée depuis l'invasion de sa partie
nord en 1974 par la Turquie, après un coup d'Etat à Nicosie de
nationalistes chypriotes-grecs soutenus par Athènes.
Le traité de Lisbonne doit permettre la réforme des
institutions de l'UE et le retour aux propositions de réformes
contenues dans la constitution de 2005 qui s'était soldée par un
échec après le "non" de la France et des Pays-Bas. Il accorde de
nouveaux pouvoirs au président de l'UE et au chef de la politique
étrangère et limite la portée du droit de veto des pays.
Ce traité prévoit que la Commission
européenne passera de 27 à 18 membres, que le processus de prise de décision de
l'UE sera fondé sur la majorité et non sur l'unanimité et que le pouvoir
du Parlement européen sera renforcé.