WASHINGTON, 3 juillet (Xinhua) -- Il est important
pour le Groupe des Huit (G8) de dialoguer avec les grands pays en
développement comme la Chine, selon Ted Galen Carpenter,
vice- président des études sur la défense et la politique extérieure à
l'Institut Cato.
Ce mécanisme de dialogue suppose que le G8 aille
vers les autres acteurs importants du système international, a dit
Carpenter dans une interview à Xinhua.
Par ailleurs, il est utile pour le G8, association
des grandes puissances économiques du monde (Etats-Unis, Grande-Bretagne,
Allemagne, Canada, France, Italie, Japon et Russie), d'interagir et
de communiquer directement avec les grands pays en développement, selon
lui.
Le président chinois Hu Jintao assistera au dialogue
entre le G8 et les pays en développement au sommet annuel du G8 qui se
tiendra à Hokkaido, au Japon, du 7 au 9 juillet.
Le sommet de cette année portera sur le prix du
pétrole et le programme nucléaire iranien, a précisé Carpenter.
"Je pense que le prix du pétrole sera prioritaire
car cela affecte toutes les puissances industrielles et c'est un problème
immédiat", a-t-il souligné.
Les prix du pétrole ont considérablement augmenté
récemment, dépassant les 145 dollars le baril jeudi.
A moins que la capacité de raffinage du monde
augmente, le prix du pétrole continuera d'être un problème, malgré
l'annonce par l'Arabie Saoudite et d'autre pays d'une hausse de la
production, a ajouté Carpenter.
Selon cet expert, le sommet portera également sur la
République populaire démocratique de Corée (RPDC) et l'Iran, l'Iran
constituant un bien plus grand problème.
Le président américain George W. Bush, qui assistera
au sommet, espère obtenir plus de soutien à de nouvelles sanctions contre
l'Iran pour son programme nucléaire.
Les Etats-Unis accusent l'Iran de chercher à mettre
au point des armes nucléaires sous couvert d'un programme nucléaire civil,
ce que Téhéran dément, affirmant que son programme est exclusivement
pacifique.
D'autres sujets importants comme le changement
climatique, le Zimbabwe, l'Irak et le Myanmar devraient également être
abordés.
Malgré les déclarations qui seront publiées à
l'issue de ce sommet, Carpenter doute que beaucoup se traduisent par des
actions concrètes ce forum étant critiqué pour être le lieu de
discussions vides.
"Il est très difficile d'amener différents pays
de différentes parties du monde à coopérer sérieusement sur des
sujets sérieux", a-t-il déploré et la situation est aggravée par le
prochain départ de Bush et la transition avant l'arrivée de son successeur qui
ne favoriseront la prise de décisions fortes, selon lui.