BOGOTA, 3 juillet (Xinhua) -- Le président colombien
Alvaro Uribe a appelé mercredi les rebelles des Forces armées
révolutionnaires de Colombie (FARC) à libérer les autres otages
encore en leurs mains, suite au succès de la libération des 15
otages par l'armée colombienne.
Le gouvernement colombien cherche encore la paix
après que l'armée gouvernementale eut réussi à sauver les otages dont
l'ex-candidate à la présidentielle Ingrid Betancourt et trois
conseillers militaires des Etats-Unis, sans un seul échange de tir, a
souligné M. Uribe.
Le gouvernement n'est pas intéressé à "verser du
sang" et les rebelles doivent aussi prendre "le chemin vers la paix",
a-t-il appelé.
Les 15 otages ont été sauvés dans une opération
"sans précédent" dans la province colombienne de Guaviare (sud).
L'opération militaire appuyée par les hélicoptères, codée "Jaque", a
été élaborée il y a plus d'une année avec les agents de renseignements
s'infiltrant au sein des FARC, selon le ministre colombien de la Défense,
Juan Manuel Santos.
Les agents de renseignements ont réussi à convaincre
le commandant des rebelles chargé des otages de reprendre les
otages au dirigeant suprême de la guérillera, Alfonso Cano.
Les otages, divisés en trois groupes, ont été
transférés dans un endroit avant de le quitter, séparément à bord de deux
hélicoptères pilotés par les agents militaires colombiens, a indiqué
M. Santos.
Les otages n'ont pas compris qu'ils avaient été
libérés jusqu'à ce que les militants déguisés ont fait part de leur
identité.
L'opération, sans aucun coup de feu ni blessés,
"marquera l'histoire pour son audacité et efficacité", a ajouté M.
Santos.
Mme Betancourt, de nationalité franco-colombienne
et enlevée en février 2002 lors de sa campagne présidentielle, a
indiqué mercredi que sa libération par l'armée colombienne des mains
des guérilleros "est un signe de paix pour la Colombie".