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Le parlement kenyan approuve la motion de censure contre le ministre des Finances
  2008-07-03 13:56:55  

      NAIROBI 2 juillet (Xinhua) -- Les parlementaires kenyans ont  approuvé mercredi à l'unanimité une motion de censure à l'encontre du ministre des Finances Amos Kimunya sur la vente controversée  d'un hôtel de luxe situé dans le centre de Nairobi. 

     La dernière évolution au Parlement ne laisse pas au président  Mwai Kibaki d'autre choix que de licencier le ministre, qui était  jusqu'à mercredi sous forte pression pour la vente controversée à  une société libyenne de l'hôtel Grand Regency considéré comme un  symbole de corruption rampante de l'ère de Daniel arap Moi, ancien président kenyan. 

     "Pour mettre fin à la grande corruption à la trésorerie,  Kimunya doit quitter son poste. Je voudrais lancer un appel à  l'autorité de nomination pour leur faire savoir qu'il y a 224  membres au Parlement qui peuvent remplacer Kimunya au poste de  ministre des Finances", a déclaré le député Bonny Khalwale, qui a  présenté la motion.  

     La majorité des députés qui ont voté pour la motion de censure  ont appelé Kimunya à démissionner afin de protéger l'intégrité du  gouvernement de coalition.  

     Les députés ont accusé le ministre des Finances d'avoir été de  mèche avec des personnes sans titre pour tromper les Kenyans et  les investisseurs lors de la vente récenmment conclue du plus  grand fournisseur de service de téléphone mobile du Kenya,  Safaricom Initial Public Offering.  

     "Kimunya est impliqué dans plusieurs affaires véreuses au  ministère des Finances, dont la dernière vente de l'hôtel Grand  Regency.  

     Après quelques mois de démenti, Kimunya a été forcé de  reconnaître la semaine dernière que l'hôtel de luxe a été vendu à  2,9 milliards de shillings (environ 45 millions de dollars) -- un  prix qui est estimé à moins de la moitié de la valeur du marché. 

     La vente de l'hôtel a provoqué des réactions de colère à  travers le pays avec les appels à la démission de Kimunya. 

     Ce scandale intervient au moment où le président Mwai Kibaki et le Premier ministre Raila Odinga s'efforcent d'attirer les  investissements étrangers pour reconstruire le pays ravagé par les violences post-élection qui ont fait au moins 1 000 morts et des  centaines de miliers de personnes déplacées. 

     L'affaire impliquant les investisseurs libyens a aussi  accentué des soupçons de corruption à grande échelle après une  série de scandales dans le pays cité par plusieurs investisseurs  étrangers comme le pays ayant un effet dissuasif majeur sur  l'investissement. 

     Kibaki et Odinga ont formé un gouvernement de coalition en  février dernier après les élections contestées du 27 décembre. 

     La crise a éclaté après que Kibaki ait remporté un second  mandat de cinq ans aux élections jugées frauduleuses par M.  Odinga.