(Photo: Xinhua/AFP)
BOGOTA, 2 juillet (Xinhua) -- L'ancienne candidate à
la présidence colombienne Ingrid Betancourt a indiqué mercredi que
sa libération par l'armée colombienne des mains des guérilleros "est
un signe de paix pour la Colombie".
Entre émotion et larmes, Mme Betancourt a décrit à
une radio militaire colombienne comment elle et les 14 autres otages
avaient été libérés par l'armée colombienne.
Titulaire de la double nationalité française et
colombienne, Mme Betancourt, qui aura 46 ans en décembre, avait été
enlevée en février 2002 lors de sa campagne présidentielle. La France mène
depuis une campagne pour sa libération.
Selon Mme Betancourt, les guérilleros des Forces
armées révolutionnaires de Colombie (FARC, rebelles) ont concentré les
otages dans la jungle du sud de la Colombie.
En racontant son expérience de libération, Mme
Betancourt a rappelé qu'à l'origine, les otages avaient eu la première
impression qu'ils seraient transférés à un autre endoit sous
contrôle des FARC par hélicoptère, et qu'elle avait les mains et les
pieds attachés en route vers les deux hélicopères.
Mais après le décollage des hélicoptères, l'équipage
à bord a révélé leur identité de militaires colombiens, et c'était à ce
moment-là que les otages ont compris qu'il s'agissait d'une
opération de secours menée par l'armée, a-t-elle ajouté.
Le gouvernement colombien a annoncé mercredi que
son armée a libéré l'ancienne candidate à la présidence,
la Franco-Colombienne Ingrid Bétancourt, trois Américains et onze
militaires, détenus par les FARC.