|
ALGER, 2 juillet (Xinhua) -- Voici les principales
informationsde journaux algériens parus mercredi :
---
EL WATAN
Oran, quartier général du Festival du film arabe, à
l'hôtel Sheraton, le lobby est sens dessus dessous de l'aube au couchant.
Intense brouhaha, embrassades et tapes sur le dos. Le festival
s'amuse. Mais à l'accueil, les jeunes filles sont tenaces. Elles
tiennent à rappeler chaque fois que les bus sont prêts pour les
prochaines séances au Colisée, à la Cinémathèque, au TRO. Par ici la
sortie. On prend à gauche au milieu du fleuve automobile et c'est reparti.
Les clameurs et les rires du Sheraton peuvent reprendre tard le soir,
parfois jusqu'au petit matin. Palpitantes images arabes, visuelles et
sonores, tristes et parfois réjouies. Quand la fatigue gagne, virée vers
le prochain comptoir pour un énième verre de thé à la menthe. Rituel
pareil à une ablution. Oranou le face-à-face arabo-arabe cinéphile.
---
EL WATAN
Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mosaab Abdelwadoud,
le terroriste en chef du GSPC, s'invite bruyamment aux Etats-Unis
d'Amérique. Le sanguinaire émir du Groupe salafiste pour la
prédication et le combat (GSPC), groupe terroriste rebaptisé fin
2006, Branche Al QaÏda au Maghreb islamique (BAQMI), s'est offert
hier une inespérée tribune médiatique. Le très sérieux et
influent quotidien américain le New York Times a publié dans son édition
électronique du mardi une interview qualifiée d'"exceptionnelle"
decelui qui se présente comme l'"émir" de cette organisation
terroriste. En plus d'un dossier de presse retraçant l'histoire de la
"résistance islamiste" en Algérie, le quotidien US met en ligne sur son
site internet un enregistrement sonore de Droukdel. L'enregistrement, de 7
minutes, contient les réponses aux 20 questions soumises (par écrit) par
le NYT. The New York Times qui s'est bien gardé depuis les attentats du 11
septembre 2001 de quémander une interview à Ben Laden, commanditaire
présumé des attaques contre les tours jumelles du WTC, ouvre ses colonnes,
en bon sous-traitant médiatique, au plus recherché "ennemi public
numéro 1" des services américains. Un scoop ? Oui, mais pas
seulement. A quatre mois de l'élection présidentielle américaine,
prévue pour le 4 novembre prochain, l'invitation cordiale adressée à
Droukdel à participer au débat de précampagne risque de produire l'effet
escompté, à savoir le recentrage du débat électoral autour des questions de
sécurité nationale et de politique étrangère américaine.
---
LE QUOTIDIEN D'ORAN
Abdelmalek Droudkel, chef du GSPC, était hier, à la
une du "New York Times". Une longue interview audio, transcrite en arabe
et en anglais et un très long papier de Michael Moss, aidé par
une série de quatre autres correspondants, lui donne l'assurance d'un
impact quasi-planétaire. En surtitre de l'article de Michael
Moss, "the threat renewed", "la menace renouvelée". Tout un programme
en sommepour un pays dont le militarisme planétaire s'alimente de la
menaceque représenterait Al-Qaeda partout. La teneur de l'interview
est d'un grand classique, très propagandiste, mais elle contient ce qui
"plaît" aux Américains qui "pensent et décident": une menace terroriste
algérienne pressante, une extension du rayon d'action d'Al-Qaeda. Car dans
toute l'interview de Droudkel, ce que retiendront les Américains qui lisent
le "New York Times" et ses reprises dans les milliers de journaux des
Etats-Unis, ce seront quelques phrases qui effraient. "Si
l'administration américaine considère que sa guerre contre les
musulmans est légitime, qu'est-ce qui peut faire croire que notre
guerre sur son territoire n'est pas légitime?". Et pour corser la
menace, le chef du GSPC, énonce la sentence: "Tout le monde doit
savoir que nous n'hésiterons pas àcibler les intérêts américains
à chaque fois que nous le pouvons etn'importe où sur cette
planète". Frayeur assurée pour l'Américain moyen, même si, à l'examen des
faits, le rayon d'action du GSPC estlimité à quelques wilayas
d'Algérie et des actions présumées en Mauritanie. Mais une interview
menaçante est suffisante pour placerle GSPC comme un maillon décisif de la
nébuleuse d'Al-Qaeda. Il n'ya rien de nouveau dans le domaine du
terrorisme algérien qui justifierait cette importance accordée par le
grand journal américain, au GSPC. |