Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
Le président polonais signera le traité de Lisbonne si l'Irlande le ratifie
-
Olmert menace d'utiliser la force si les Palestiniens continuent devioler le cessez-le-feu
-
Le président français ne peut pas "imaginer" son homologue polonais refuser de ratifier le traité de Lisbonne
-
Bush signe une loi en vue de retirer Mandela d'une liste terroriste américaine
-
Les leaders chypriotes se rencontrent pour discuter des négociations sur la réunification
Migration : Amnesty International critique les "effets pervers" de la politique de l'UE
  2008-07-02 10:42:12  

     DAKAR, 2 juillet (Xinhua) -- Amnesty International a deploré  mardi à Nouakchott (Mauritanie) les "effets pervers" de la  politique de l'Unioneuropéenne en matière de migration, rapporte  l'Agence de presse africaine. 

     "Je suis étonné que l'UE demande à la Mauritanie d'expulser des gens, dont le seul grief est d'avoir tenté de quitter son  territoire", s'est indigné Gaetan Motoo, chercheur spécialiste de  l'Afrique de l'Ouest à Amnesty Intenational, lors d'une conférence de presse à Nouakchott. 

     "J'ai observé des populations tchadiennes qui recevaient des  milliers de réfugiés soudanais, sans aucune réaction d'hostilité  alors qu'on parle d'invasion quand quelques dizaines d'africains  tentent d'entrer en Europe", a-t-il souligné. 

     M. Motoo qui donnait son point de presse au siège du Forum  national des organisations de droits de l'homme (FONADH) a  souhaitéque l'Union africaine exige de l'Union européenne, une  position plus positive par rapport à la question migratoire, dès  lors que les Européens interpellent l'Afrique sur des questions  internes comme l'affaire Robert Mugabe au Zimbabwe. 

     Il a salué à ce sujet, la réaction d'un député mauritanien qui, lors de discussions au sein du Parlement, a lancé aux  représentantsdu gouvernement: "Ne nous obligez pas à être le  gendarme des Européens". 

     Au cours de la même conférence de presse, Radhia Nasraoui,  avocate et présidente de l'Association de lutte contre la torture  en Tunisie, a appelé à protéger et à s'abstenir de renvoyer dans  leurs pays, les personnes qui risquent d'y subir la torture. 

     Elle a aussi réclamé, que les migrants clandestins détenus  soient assistés d'un avocat et d'un interprète aux frais des Etats, tout en rappelant que la Mauritanie a ratifié la Convention des  Nations Unies contre la torture.