MADRID, 1er juillet (Xinhua) -- Le président de
l'Organisation des pays exportateurs du pétrole (OPEP), Chakib Khelil, a
estimé mardi que la menace contre l'Iran et l'affaiblissement du dollar
américain sont les facteurs principaux de la flambée des prix du
pétrole.
Lors d'une conférence de presse tenue en marge du
19e Congrès mondial du pétrole à Madrid, M. Khelil a insisté sur le fait
que l'envolée du brut n'est pas due à un approvisionnement
insuffisant, s'opposant aux revendications de certains pays consommateurs
du pétrole.
Il a attribué la hausse des prix du pétrole à la
dévaluation du dollar américain, accompagnée des spéculations du marché, à
la situation géopolitique dont la tension entre l'Iran et
l'Occident, et à l'impact des biocarburants qui a débouché sur une baisse
de la production de diesel.
"Nous n'envisageons pas la baisse des prix du
pétrole sans trouver une solution à d'éventuelles menaces de guerre dans
certaines régions productrices du pétrole", a déclaré M. Khelil.
Il est nécessaire de "faire quelque chose à propos
de la géopolitique et le dollar", a-t-il martelé.
Si l'Iran est attaqué, les prix du brut grimperont
encore du fait qu'on ne peut pas pallier à la production interrompue de ce
pays riche en pétrole, a averti M. Khelil.
"Il est évident que si vous réduisez 4 millions de
barils par jour du marché, vous aurez un grand problème", a-t-il affirmé,
avant de souligner : "Je ne vois pas qui peut le remplacer, y
compris l'OPEP".
Le prix quotidien du pétrole de l'Organisation
des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a battu un nouveau
record atteignant 136,03 dollars le baril lundi.