MADRID, 1er juillet (Xinhua) -- Les pays en voie de
développement doivent faire face au dilemme de la gestion des prix du
pétrole sur leur marché national, a déclaré mardi à Madrid Chakib Khelil,
président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
S'exprimant lors d'une session plénière du 19ème
Congrès mondial du pétrole à Madrid, le chef de l'OPEP a indiqué qu'avec
les différents bases économiques et pouvoirs d'achat, il est
irrationnel que les habitants des pays en voie de développement
aient les mêmes prix que ceux des pays développés.
Les gouvernements des pays en voie de développement
doivent alors faire face au dilemme suivant : trop de subvention serait
un obstacle économique, alors que pas de subvention serait injuste
pour la population, d'après le chef de l'OPEP.
Selon M. Khelil, c'est inimaginable qu'il n'y ait
qu'un seul et même prix pour des gens qui vivent d'une part avec 500
dollars et d'autre part avec 3 000 dollars.
Le fait que l'Europe et les Etats-Unis aient des
prix différents nous montre que même parmi les économies développées,
les gouvernements subventionneront les prix du pétrole, a fait
remarquer M. Khelil.
Le leader de l'OPEP a jugé que les prix élevés et
volatiles du pétrole ne sont pas bons autant pour les pays acheteurs de
pétrole que pour les pays producteurs de pétrole.
Il a indiqué que l'OPEP, qui produit 40% du pétrole
brut mondial, ne fixe pas les prix.
Avec les nouvelles technologies, l'OPEP
augmentera sa production et produira environ 50% ou même 60% du pétrole
mondial à l'avenir, a souligné M. Khelil, et d'ajouter que le
cartel contribuera à environ 52% du pétrole mondial d'ici 2010.