PARIS, 1er juillet (Xinhua)
-- Le président français Nicolas Sarzkozy a déclaré mardi qu'il ne pouvait
pas "imaginer" que son homologue polonais Lech Kazynski, qui avait signé
les documents de conclusion du traité de Lisbonne, puisse refuser de signer
sa ratification.
Le président Kaczynski avait annoncé dans la matinée
qu'il ne poserait pas sa signature sur le traité de Lisbonne, la dernière
étape nécessaire de la ratification du traité par la Pologne. Le
Parlement polonais avait pourtant voté la ratification du traité en
avril dernier.
"Je ne peux pas imaginer que le président (Kazynski)
qui a lui- même signé en bas du document, à Bruxelles d'abord, à Lisbonne
ensuite, puisse remettre en cause sa propre signature", a affirmé le
président Sarkozy devant la presse.
Le président de la Commission européenne Jose Manuel
Barroso, venu mardi à Paris avec l'ensemble des membres de la Commission
pour célébrer le début de la présidence française de l'UE, a déclaré
pour sa part, dans une interview accordée à la chaîne de télévision France
3 que le traité de Lisbonne n'était pas mort.
Il est "inacceptable" que les gouvernements qui
avaient eux- mêmes signé la conclusion du traité de Lisbonne refusent de le
ratifier, a souligné M. Barroso, espérant que la Pologne finirait
par montrer sa "bonne foi" pour tenir la parole.
Après une courte cérémonie à l'Arc de Triomphe au
plein centre de Paris, la France assume officiellement la présidence de
l'UE durant le second semestre de cette année. Une réunion de travail
a eu lieu dans la jourtée entre le gouvernement français et la
Commission européenne.