BEYROUTH, 1er juillet (Xinhua) -- Le général Michel
Aoun, dirigeant chrétien et chef du Courant patriotique libre (CPL,
opposition), a indiqué que l'intervention étrangère entrave la
formation d'un nouveau gouvernement libanais, a rapporté mardi le
quotidien An-Nahar.
"Quelques acteurs internationaux et régionaux qui
ont quitté le jeu intérieur sont retournés à la composition du cabinet", a
affirmé M. Aoun, faisant allusion aux Etats-Unis et à l'Arabie
saoudite qui, selon lui, ont abandonné les affaires intérieures
du Liban après la conclusion de l'accord de Doha en mai dernier.
Un accord entre les dirigeants rivaux libanais a été
signé le 21 mai dans la capitale qatariote sous l'égide du Qatar, en vue
de mettre fin à la crise politique de 18 mois au Liban.
La première étape dans le cadre de l'accord a assuré
l'élection de Michel Suleiman au poste de chef d'Etat le 25 mai.
La deuxième étape qui consiste à former
un gouvernement d'union nationale reste bloquée en raison de désaccord
entre les dirigeants rivaux sur la composition du cabinet et
la distribution des principaux portefeuilles.