WENG'AN, Guizhou, 1er juillet
(Xinhua) -- Le chef du Parti communiste pour la province du Guizhou (sud-ouest)
a souligné l'importance de la stabilité sociale, alors que la police a annoncé
la réouverture d'enquêtes sur le meurtre présumé d'une étudiante dont la mort
avait provoqué de violentes manifestations durant le week-end.
Le chef du Parti pour le Guizhou, Shi Zongyuan, a
appelé lundi les autorités locales à faire face à la situation de manière
appropriée, en ordonnant que la priorité soit donnée à l'harmonie et
à la stabilité sociales.
L'incident est parti d'une cause simple mais a été
utilisé par quelques personnes avec des arrière-pensées, et des
malfaiteurs y ont participé, a-t-il précisé.
Shi a ordonné des sanctions sévères envers les
organisateurs et principaux émeutiers et un avertissement oral pour les
contrevenants secondaires.
La police avait originellement étiqueté la mort de
Li Shufen âgée de 17 ans comme suicide par noyade, mais la conclusion a
provoqué les manifestations enragées des résidents du district de
Weng'an où vivait la fille, les résidents estimant qu'elle avait été
violée et tuée par trois personnes ayant des relations avec le gouvernement
et les policiers locaux.
Li était élève au collège N.3 de Weng'an. Son corps
a été retrouvé dans une rivière du district le 22 juin. Le gouvernement
provincial a envoyé 10 enquêteurs criminels et experts légaux
pour enquêter de nouveau sur la mort.
Au total, 30 000 personnes sont descendues dans la
rue pour manifester durant le week-end. Un total de 20 policiers ont été
blessés, 30 manifestants aussi. Des bâtiments du Parti communiste
chinois du district ont été incendiés, et 20 véhicules de police ont
été brûlés.
Selon des sources de la police, des personnes ne
savant rien sur le détail de la mort de l'adolescente ont été incitées à
la violence.
Le bureau de la sécurité publique du district a
diffusé des appels à l'ordre et a demandé à ceux ayant commis des
infractions de se rendre.