NEW YORK (Nations Unies), 1er juillet (Xinhua) -- Le
Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies a condamné "le
meurtre insensé" de l'un de ses chauffeurs de camions ce week-end au
cours d'une embuscade tendue dans le Sud-Soudan.
Muzamil Ramadan Sida, un Ougandais de 28 ans, a été
tué vendredi dernier sur la route de Juba-Yei, alors qu'il venait
d'effectuer une livraison de vivres dans un entrepôt du PAM à Juba.
Son adjoint a survécu à l'attentat après avoir conduit le camion vers un
arrêt situé à 300 m des lieux.
"Nous sommes tous attristés par ce meurtre insensé
et nous présentons nos condoléances les plus sincères à la famille de M.
Sida", a déclaré Daniela Owen, coordonnatrice du PAM au
Sud-Soudan.
"Les chauffeurs de camions d'aide humanitaire
risquent leur vie pour fournir les vivres de toute urgence aux personnes
vulnérables", a souligné la responsable.
La mort de M. Sida porte à cinq le nombre de
chauffeurs ou d'assistants de chauffeurs du PAM tués au Sud Soudan depuis
le début de l'année. Deux chauffeurs ont été abattus en mars alors
qu'un autre chauffeur et son assistant ont trouvé la mort en avril.
Les deux incidents sanglants se sont produits dans l'Etat d'Unity au
Soudan.
Les périls des déplacements routiers au Soudan ont
mis en relief le rôle vital joué par le Service aérien humanitaire
(PAM-HAS), chargé de transférer des travailleurs humanitaires
vers des zones clés du pays déchiré par les conflits.
Le PAM a annoncé lundi que grâce aux contributions,
qui s'élèvent à 15 millions de dollars, l'organisation était capable
de gérer le service jusqu'à la fin du mois de septembre. Plus tôt ce
mois-ci, le PAM avait mis en garde contre une interruption du service due
au manque de moyens.
"Ces dons sont arrivés à temps. Nos passagers, les
travailleurs humanitaires venant de plus de 200 organisations d'aide
opérant au Soudan, ne seraient pas en mesure de faire leur travail sans le
PAM-HAS", a souligné Kenro Oshidari, représentant du PAM au
Soudan.
"Le service aérien est particulièrement
important cette année, les pluies ayant rendu nombre de routes inaccessibles.
Par ailleurs, le banditisme et l'insécurité ont rendu
les déplacements par la route des travailleurs humanitaires encore
plus dangereux dans plusieurs parties du Darfour", a expliqué M.
Oshidari.