NEW YORK (Nations Unies), 30 juin (Xinhua) -- Le
chef d'une mission de sécurité de l'ONU, Lakhdar Brahimi, a souligné lundi
la nécessité de rester vigilant en raison des menaces croissantes
pesant sur l'ONU.
La vigilance est à l'ordre du jour, l'ONU étant une
cible de plus en plus prisée, a déclaré M. Brahimi, chef du groupe
indépendant sur la sûreté et la sécurité du personnel et des locaux
de l'ONU, lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU.
"Il n'y a pas de sécurité parfaite pour les Nations
unies, et il n'y aura jamais de sécurité parfaite", a déclaré M. Brahimi,
en exposant le rapport du groupe, intitué "vers une culture de la
sécurité et de la responsabilité".
Le rapport n'est pas le mot de la fin sur les moyen
de protéger l'ONU, étant donné que la sécurité est un travail de tous les
instants, et a besoin d'être améliorée tout le temps", a dit M.
Brahimi, ancien diplomate algérien.
L'attentat à la bombe du 11 décembre 2007 à Alger,
qui a coûté la vie à 17 membres du personnel de l'ONU, a montré que le
système de l'ONU ne fonctionnait pas comme il le fallait, a fait savoir
M. Brahimi, ajoutant que le rapport n'avait pas indiqué
définitivement qui était responsable de cette tragédie.
Le rapport, rendu public la semaine dernière, a
révélé que le comité avait "des preuves significatives que plusieurs
employés, aux différents niveaux, n'ont pas réussi à répondre de manière
adéquate à l'attentat d'Alger, avant et après la tragédie".
Le message le plus important de ce rapport transmis
aux pays membres de l'ONU est "vous avez besoin de rester vigilants à tout
moment", car l'ONU est désormais une cible pour un grand nombre
de personnes pour toutes sortes de raisons, a martelé M. Brahimi,
nommé début février par le secrétaire général de l'ONU à la tête
d'un groupe d'experts indépendants chargés de faire des
recommandations pour améliorer la sécurité du personnel de
l'organisation internationale dans le monde.
"Je pense que la perception est que les grands
pouvoirs utilisent leurs muscles pour influencer l'ONU et que l'ONU, ne
parle pas toujours, mais de temps en temps, au nom de ses 192
membres, mais au nom d'un, de deux, de trois, de quatre ou de
cinq membres", a-t-il noté.
M. Brahimi a déclaré que l'ONU était
certainement beaucoup mieux protégée qu'elle ne l'était avant les attentats de 2003
à Bagdad, qui ont coûté la vie à plus de 20 membres du personnel
de l'ONU.