DAKAR, 30 juin (Xinhua) -- Le Directeur des
opérations de la Banque Mondiale (BM) pour le Sénégal, Madani Tall, a
confié lundi que tous les pays africains, surtout ceux qui ne sont pas
producteurs de pétrole "sont confrontés à des difficultés mais
chaque pays doit trouver des solutions à sa crise".
M. Tall, cité lundi par l'Agence de presse africaine
(APA), s'exprimait en marge de la signature, au ministère de l'économie
et des finances à Dakar, d'un prêt de 80 millions de dollars que la
BM a accordé au Sénégal pour le secteur de l'énergie.
Il reconnaît que cette somme seule ne suffit pas à
résoudre la crise issue du choc pétrolier mais qu'il s'agit d'un signal
fort pour assainir la situation de la Société nationale d'électricité
du Sénégal (SENELEC) qui revient de loin.
Le problème de l'énergie ne peut être résolu du jour
au lendemain mais il faut l'appui d'autres partenaires mais aussi
une subvention de l'Etat pour soutenir le projet mis en oeuvre pour
assainir la situation, consolider les activités mais aussi mettre la
nouvelle grille tarifaire au niveau des populations.
Le ministre de l'économie et des finances du
Sénégal, Abdoulaye Diop, a qualifié cet accord d'un des plus importants que
le gouvernement ait signés car se rapportant au secteur de
l'énergie.
Selon lui, le projet de réforme du secteur devra
développer à long terme le secteur de l'énergie dans son ensemble, surtout
avec la diversification des sources d'énergie.
Le ministre sénégalais de l'Energie Samuel Sarr a
remercié le représentant de la BM d'avoir fait passer ce prêt de 56
millions à 80 millions de dollars.
La SENELEC a souffert d'investissements, or
"la politique énergétique ne se fait pas en un clin d'oeil", a déclaré M.
Sarr en évoquant 580 milliards de FCfa (envrion 1,16 milliard de
dollars) déjà investis par son pays dans le secteur énergétique.