PRAGUE, 30 juin (Xinhua) -- Les Etats-Unis
fourniront des dizaines de millions de couronnes (1 USD équivaut à 15,241
couronnes) pour soutenir la recherche scientifique en République
tchèque, principalement dans le secteur de l'armement, dans le cadre
des négociations entre les deux pays sur la future base de radar
américaine, a rapporté lundi un journal tchèque.
Les Etats-Unis s'intéressent surtout à la
coopération avec la République tèchque dans les domaines tels que les
nanotechnologies, la biotechnologie, la robotique et la défense contre les
armes biologiques, a indiqué le quotidien Hospodarske Noviny citant
Vladimir Marik, chef du département de la cybernétique de
l'Université technique de Prague.
Washington s'intéresse également au savoir-faire
tchèque sur les technologies de laser et la simulation de certaines
situations comme des attaques terroristes, a ajouté M. Marik.
La plupart de ces projets se polarisent sur le
secteur de l'armement, a jugé le journal. Mais M. Marik a fait remarquer
que les résultats de la recherche orientée vers la défense pouvaient
aussi être utilisés facilement dans des industries civiles.
Les Etats-Unis avaient initialement envisagé
d'accorder à Prague des subventions pour la recherche scientifique en
guise de contrepartie à l'installation du radar, mais après avoir
découvert le niveau élevé de la recherche en République tchèque, ils ont
souhaité établir une coopération à long terme avec les chercheurs
tchèques, a indiqué M. Marik.
"Donc, même si le traité sur le radar n'est pas
signé, les Etats-Unis donneront des fonds pour les projets individuels en
République tchèque", a-t-il dit.
Les Etats-Unis veulent installer une base de radar à
la base militaire tchèque de Brdy, à 90 km au sud-ouest de Prague, ainsi
qu'une base équipée de 10 missiles intercepteurs en Pologne, dans le
cadre de leur projet de défense antimissile.
La Russie est fermement opposée au déploiement
du système américain de défense antimissile, jugeant que ce projet
constitue une menace à sa sécurité nationale. Les partis d'oppostion
tchèques et presque 70% des citoyens tchèques s'opposent également à ce
projet.