(Photo: Xinhua/Reuters)
PARIS, 30 juin (Xinhua) --
Le président français Nicolas Sarkozy a admis lundi, à la veille de la
présidence française de l'Union européenne, l'existence d'une inquiétude
sur la construction européenne, et la nécessité de "changer profondément
notre façon de construire l'Europe".
Dans une interview accordée à la chaîne de
télévision France 3, diffusée en direct, le président a affirmé que l'Union
européen était faite pour la paix, la prospérité et la démocratie, et
qu'aujourd'hui, il faudrait "protéger" les Européens "dans leur vie
quotidienne", contre les risques de la mondialisation.
Le président a déclaré qu'il
n'était pas "protectionniste", mais n'accepterait pas la "naïveté" et
demandait la "réciprocité" dans le commerce international.
(Photo: Xinhua/Reuters)
Il a promis également une protection des frontière
européennes contre les flux migratoires, avec la signature d'un "Pacte
européen sur l'immigration et l'asile" sous présidence française,
aboutissant à une harmonisation des législations des pays de l'UE en
la matière. Il a noté que le Parlement européen avait adopté une directive
demandant aux pays membres de l'UE de reconduire les sans papiers.
Au sujet du "non" irlandais au traité de Lisbonne,
le président Sarkozy a réaffirmé qu'il se rendrait en Irlande pour
comprendre les causes du non et d'en trouver des solutions.
"Il faut prendre du temps", mais on n'a pas beaucoup
de temps, avant les élections parlementaires européennes. Il a souligné
qu'il n'y aurait pas de nouvelle adhésion à l'UE sans la
ratification du traité de Lisbonne.