JOHANNESBURG, 30 juin (Xinhua) -- L'Afrique du Sud a
demandé lundi la mise en place d'un gouvernement de transition au
Zimbabwe, niant que le président sud-africain Thabo Mbeki veuille que son
homologue zimbabwéen Robert Mugabe soit reconnu comme chef d'Etat.
"Ni le président Thabo Mbeki ni le ministre des
Affaires étrangères Nkosazana Dlamini-Zuma n'ont jamais fait pression sur
les membres de l'Union africaine (UA) pour que le status quo soit
maintenu au Zimbabwe", a indiqué lundi le porte-parole du ministère
sud-africain des Affaires étrangères Ronnie Mamoepa.
"La Zanu-PF (parti au pouvoir au Zimbabwe) et le MDC
( opposition) doivent entamer des négotiations conduisant à la
formation d'un gouvernement de transition sortant le Zimbabwe de la
crise politique qu'il traverse", a-t-il ajouté dans un communiqué publié
lundi matin.
Le Sunday Times et le quotidien Business Day ont
rapporté que M. Mbeki voulaient que les dirigeants de l'UA, actuellement en
Egypte pour un sommet, reconnaissent M. Mugabe comme le président du
Zimbabwe après le second tour de l'élection présidentielle de
vendredi.
D'après les journaux, M. Mbeki souhaite que M.
Mugabe soit reconnu comme président afin que les efforts de médiation
puissent être poursuivis.
Mais le porte-parole a affirmé que les informations
du Sunday Times étaient "une fabrication du début à la fin et une
distortion de la vérité".
"La Zanu-PF et le MDC doivent travailler ensemble et
mobiliser le pays et son peuple derrière les efforts visant à trouver une
solution commune à leurs problèmes nationaux", a déclaré M.
Mamoepa.
"Le ministre Dlamini-Zuma a souligné que malgré
le second tour de l'élection présidentielle, le Zimbabwe restait une
société très divisée et polarisée dans laquelle aucun des partis -- la
Zanu-PF ou le MDC - n'étaient capables chacun individuellement de sortir
le Zimbabwe de l'impasse", a-t-il jugé.