CANBERRA, 30 juin (xinhua) -- L'Australie ne pourra
pas atteindre les potentielles richesses de minerais sans ouvrir ses
portes aux investissements étrangers, a indiqué le journal local
"The Australian" dans un article paru lundi.
"L'idée, selon laquelle l'autorisation aux
compagnies nationales chinoises de tirer des profits de nos ressources
industrielles est en contradiction avec notre intérêt national, est
une sérieuse erreur", a souligné l'article.
Jusqu'à présent, les relations australiennes avec la
Chine sont complètement déséquilibrées, du fait que le volume des échanges
commerciaux entre les deux pays a progressé à 60 milliards de
dollars (mds usd), faisant de la Chine notre plus grand
partenaire commercial tandis que les investissements chinois en Australie
n'ont atteint que 3,7 mds usd, ou moins de 0,5% du total des
investissements étrangers, a-t-il analysé.
"C'est un concept erroné selon lequel nous avons un
marché captif en Chine. Ce serait peut-être le cas pour les minerais de
fer pour le moment mais pas dans l'avenir", a mis en garde le
journal.
Bien que les échanges commerciaux entre l'Australie
et la Chine aient connu une hausse rapide ces 15 dernières années, à un
taux annuel de croissance composé de 16,2%, la croissance commerciale
entre la Chine et l'Amérique du Sud et l'Afrique a été beaucoup plus
importante.
L'Amérique du Sud et l'Afrique seront évidemment les
bénéficiaires des efforts du gouvernement australien pour enrayer
l'afflux des investissements chinois dans le pays. Canberra se
trouve actuellement dans un dilemme sur la façon de traiter
l'attente des demandes d'investissements étrangers soumises par les
entreprises chinoises dans le secteur des ressources.
Il est inhabituel que l'Australie soumette
des sujets concernant les investissements étrangers à un test
d'"intérêt national''. L'Organisation de coopération et de développement
économiques (OCDE) a déjà classé l'Australie dans la liste des
pays industrialisés adoptant le plus grand nombre de restrictions
en ce qui concerne les investissements étrangers. "Avec un déficit
du compte courant approchant 7% du PIB, il serait fou de décourager
ce qui est susceptible d'être la plus grande source d'accroissement
des investissements étrangers.