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Australie : entraver les investissements australiens est une  erreur
  2008-06-30 15:32:49  

     CANBERRA, 30 juin (xinhua) -- L'Australie ne pourra pas  atteindre les potentielles richesses de minerais sans ouvrir ses  portes aux investissements étrangers, a indiqué le journal local  "The Australian" dans un article paru lundi. 

     "L'idée, selon laquelle l'autorisation aux compagnies  nationales chinoises de tirer des profits de nos ressources  industrielles est en contradiction avec notre intérêt national,  est une sérieuse erreur", a souligné l'article. 

     Jusqu'à présent, les relations australiennes avec la Chine sont complètement déséquilibrées, du fait que le volume des échanges  commerciaux entre les deux pays a progressé à 60 milliards de  dollars (mds usd), faisant de la Chine notre plus grand partenaire commercial tandis que les investissements chinois en Australie  n'ont atteint que 3,7 mds usd, ou moins de 0,5% du total des  investissements étrangers, a-t-il analysé. 

     "C'est un concept erroné selon lequel nous avons un marché  captif en Chine. Ce serait peut-être le cas pour les minerais de  fer pour le moment mais pas dans l'avenir", a mis en garde le  journal. 

     Bien que les échanges commerciaux entre l'Australie et la Chine aient connu une hausse rapide ces 15 dernières années, à un taux  annuel de croissance composé de 16,2%, la croissance commerciale  entre la Chine et l'Amérique du Sud et l'Afrique a été beaucoup  plus importante. 

     L'Amérique du Sud et l'Afrique seront évidemment les  bénéficiaires des efforts du gouvernement australien pour enrayer  l'afflux des investissements chinois dans le pays. Canberra se  trouve actuellement dans un dilemme sur la façon de traiter  l'attente des demandes d'investissements étrangers soumises par  les entreprises chinoises dans le secteur des ressources. 

     Il est inhabituel que l'Australie soumette des sujets concernant les investissements étrangers à un test d'"intérêt national''.  L'Organisation de coopération et de développement économiques  (OCDE) a déjà classé l'Australie dans la liste des pays  industrialisés adoptant le plus grand nombre de restrictions en ce qui concerne les investissements étrangers. "Avec un déficit du  compte courant approchant 7% du PIB, il serait fou de décourager  ce qui est susceptible d'être la plus grande source  d'accroissement des investissements étrangers.