MADRID, 29 juin (Xinhua) -- Le Premier ministre
espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a défendu dans un entretien publié
dimanche la récente directive européenne sur l'immigration
clandestine, niant qu'elle viole les droits de l'Homme.
"On peut accepter ou non, mais on ne peut pas dire
que cela porte atteinte aux droits de l'Homme", a déclaré M. Zapatero dans
cet entretien au quotidien El Pais.
La directive européenne sur l'immigration
clandestine, adoptée le 18 juin, pose les règles communes de l'Union
européenne sur l'expulsion des immigrés clandestins. La nouvelle loi
prévoit entre autres une détention maximale de 18 mois avant l'expulsion,
ainsi qu'une interdiction de territoire de cinq ans.
La directive est une "avancée progressiste", a
estimé M. Zapatero.
Plusieurs pays d'Amérique latine ont
violemment critiqué la nouvelle loi européenne. Le président vénézuélien Hugo
Chavez l'a qualifiée de "scandaleuse" et son homologue brésilien Luiz
Inacio Lula da Silva l'a jugée "xénophobe".