SANTIAGO, 27 juin (Xinhua) -- La 60e conférence de
la Commission baleinière internationale (CBI) a pris fin vendredi à
Santiago sans pouvoir trouver un accord pour mettre fin à la chasse
à la baleine dans le monde, mettant en colère les pays et les groupes
écologistes demandant l'interdiction de la chasse à la baleine.
"Je pense que c'est une semaine frustrante pour les
baleines", a déclaré Ralf Sonntag, un responsable du Fonds international
pour la protection des animaux (IFAW).
Le Japon rentre chez lui sans vote d'une résolution
à son encontre et l'Islande a entamé un nouveau round de chasse
commerciale à la baleine juste avant la conférence", a noté M.
Sonntag.
"Donc ils (Japon, Islande, Norvège) ne prennent pas
cela au sérieux. Rien n'a été réalisé en faveur des baleines", s'est
plaint Sonntag.
Les pays opposés à la chasse à la baleine, conduits
par l'Australie, se sont déclarés profondément choqués par l'attitude
du Japon, qui continue à chasser des centaines de baleines par an
sous prétexte de "recherche scientifique", au mépris du
moratoire mondial depuis 1986.
La flotte du Japon chasse environ 1 400 baleines par
an dont la viande est commercialisée dans le pays, que les gens aiment
manger.
Le délégué argentin Miguel Iniguez a exprimé
l'espoir d'achever le processus de modernisation de la commission pour
réduire le nombre des baleines tuées.
Les pays qui mènent la chasse à la baleine parlent
toujours d'une chasse scientifique qui n'est pas réglémentée et ils
poursuivront la chasse comme ils le veulent, a dit Mich McIntyre,
directeur du groupe écologiste de "Baleines en vie".
La délégation australienne est opposée à la chasse à
la baleine et a proposé au Japon de mener des recherches non létales
sur les baleines.
Lors de la conférence de Santiago, le Chili
et l'Australie ont signé un mémorandum pour mener des recherches
scientifiques non létales sur les baleines.