OUAGADOUGOU, 27 juin (Xinhua) -- Le président
burkinabé, Blaise Compaoré, également président en exercice de la
Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a reçu,
vendredi en audience, une délégation des responsables de la société
civile de la CEDEAO conduite par son porte parole, Oumar N'Dongo.
A sa sortie d'audience, le porte-parole de la
société civile ouest africaine a dit qu'avec le président en exercice de
la CEDEAO, il s'est agi essentiellement de la situation au Zimbabwe.
Il s'agit d'une série d'initiatives depuis le
premier tour de l'élection présidentielle dans ce pays et surtout les
résultats qui ont tardé à être révélés et les développements nouveaux, car
aujourd'hui est un jour symbolique.
M. N'Dongo qui a indiqué avoir échangé avec le
président Compaoré sur toutes ces questions, s'est dit préoccupée par la
situation au Zimbabwe, car les résultats du second tour de la
présidentielle qui se tient aujourd'hui (le 27 juin) ne
traduiront pas quoi que ce soit au niveau de ce pays.
"Nous pensons qu'au-delà de cette élection, il faut
des négociations pour que les acteurs politiques se retrouvent",
a-t-ilsouhaité, précisant que la décision de se choisir des leaders
relève encore du peuple zimbabwéen.
Pour ce faire, M. N'Dongo a insisté pour que les
acteurs politiques se retrouvent et puissent discuter entre eux afin de
permettre l'émergence d'un leader, parce que la situation
aujourd'hui est telle que le peuple zimbabwéen ne peut choisir
son leader.
Il dit par ailleurs avoir demandé au président
Compaoré de transmettre à ces pairs de la CEDEAO et de l'Union africaine,
qu'après toutes les tensions, les violences qu'on puisse aller vers
une réconciliation des fils de ce pays.
"Nous, à notre niveau, nous voulons que les
violences cessent, que tout ce que nous avons entendu au sujet du Zimbabwe
puisse s'arrêter parce que cette violence est en train de se développer
jusqu'en Afrique du Sud", a-t-il fait remarquer.
M. N'Dongo a plaidé pour que les Zimbabwéens qui
sont en Afriquedu Sud retournent chez eux, reconstruisent leur pays et
c'est ça l'avenir des pays africains.
Le porte-parole de la société civile ouest africaine
dit avoir profité de la situation au Zimbabwe pour aussi faire un tour
d'horizon dans la sous région ouest africaine.
"Nous sommes très préoccupés par ce qui se passe
également en Guinée Conakry et nous avons interpellé les chefs d'Etat de
la CEDEAO pour qu'il y ait une concertation entre les acteurs
politiques et la société civile dans ce pays afin que la Guinée
puisse connaître la sérénité, la paix pour se consacrer à son
développement", a-t-il dit.
Au terme de leur entretien, le président
Compaoré s'est porté ambassadeur pour leur cause auprès de ses pairs chefs
d'Etat de l'Afrique de l'Ouest et ceux de l'Union africaine.