CHENGDU, 27 juin (Xinhua) -- Environ 96 000 lycéens des
zones affectées par le séisme puissant du 12 mai en Chine sont dans
leur dernière phase de bachotage avant de participer à l'examen
d'admission universitaire la semaine prochaine, retardé de presque un
mois par rapport aux autres régions du pays par le séisme.
Près de 58% des futurs candidats à l'examen des
zones les plus touchées par le désastre dans la province du Sichuan, à
savoir Dujiangyan, Guanghan et Anxian, ont répondu dans une enquête
qu'ils étaient "raisonnablement prêts" pour l'examen qui débutera le
3 juillet.
Par ailleurs, 68 autres élèves, ou 33% du nombre
total interrogé, ont jugé trop tôt l'arrivée de l'examen, estimant
qu'ils devaient toujours se rétablir du sinistre du 12 mai qui a
coûté la vie à presque 70 000 personnes.
"Bien que le tremblement de terre ait plongé ma
famille dans le chagrin, je vais faire tout mon possible pour obtenir un
bon résultat à l'examen et entrer dans une bonne université, et être
à la hauteur des expoirs de mes parents", a dit Tang Shijun, un élève
du district d'Anxian.
Les parents de Tang sont décédés dans le séisme. Il
a choisi la réponse "raisonnablement prêt" du questionnaire, mais a reconnu
qu'il lui était "difficile de se concentrer" sur les études.
Les 96 000 élèves de 45 villes et districts vont
participer à l'examen dans 81 régions du Sichuan, selon l'Institut
d'Education et d'examination du Sichuan.
Le centre de secours de Dujiangyan a relocalisé
environ 4 000 enseignants et élèves de neufs lycées dans une université à
la suite du séisme.
Zhang Qing, chef du Bureau de l'Education de la
ville de Dujiangyan, a dit:" L'état psychologique de ces lycéens a changé.
Un environnement relativement calme et fermé peut les aider à se
concentrer sur leurs études, quand ils étudient avec des enseignants
et élèves familiers".
La plupart n'étant encore que des enfants,
beaucoup d'adolescents sont toujours en train de se rétablir du
pire traumatisme de leur vie, celui de la mort de leurs parents et
amis. Il a été rapporté qu'environ 7 000 élèves sont décédés dans le
sinistre, la plupart ensevelis sous les décombres d'établissements scolaires
mal construits.