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Le Japon montré du doigt pour sa pêche à la baleine (PAPIER  GENERAL)
  2008-06-27 14:56:53  

     SANTIAGO, 27 juin (Xinhua) -- Plusieurs pays ont vivement  condamné jeudi le Japon pour la soit disante pêche à la baleine  scientifique, lors de la 60e conférence de la Commission  internationale sur la pêche à la baleine (IWC). 

     La pêche à la baleine dans laquelle le Japon persiste,  constitue l'un des dossiers les plus sensibles de la rencontre  annuelle de l'IWC en présence de 80 Etats membres. 

     Les délégations mexicaine, uruguayenne, panaméenne, argentine  et espagnole ont critiqué la cruauté japonaise dans la méthode de  sa pêche à la baleine, par laquelle des baleines sont à l'agonie  pendant une heure quelquefois. 

     Le Japon s'est pour sa part défendu déclarant que les 1.400  baleines qu'il pêche chaque année sont destinées à des fins  scientifiques, bien que des experts confirment que de la viande de baleine est servie dans des restaurants japonais. 

     Le Japon a aussi souligné que le harpon et l'explosif sont les  moyens les plus efficaces pour la pêche à la baleine. 

     Jusqu'à présent, Sainte-Lucie qui reçoit l'assistance  économique du Japon, est l'unique pays des Caraïbes à soutenir  ouvertement la pêche à la baleine nippone. Vu que l'IWC a décidé  de prendre des actions par consensus, il semble que ses Etats  membres ne pourront adopter aucune nouvelle résolution cette  fois-ci pour protéger les baleines. 

     Les Etats membres de l'IWC sont en désaccord sur la pêche à la  baleine depuis des années, ce qui fait que cette institution ne  peut aboutir aux 75% des voix nécessaires pour modifier les  réglementations concernées. 

     Le représentant chilien, Cristian Maquieira, a signalé comme un "fait important" que le Japon ait accepté de mettre à l'ordre du  jour des négociations avec l'IWC sur la pêche à la baleine, bien  que "ces négociations sont imprévisibles". 

     Au cours de la conférence, l'IWC a créé un groupe de travail  composé de 24 pays pour traiter les problèmes concernant un  moratoire commercial, la pêche scientifique, le changement  climatique, la protection des baleines, les moyens non meurtriers  et la création de sanctuaires de baleines. 

     L'IWC a pour la première fois suivi les plaintes de nombreuses  organisations indépendantes s'opposant à la pêche à la baleine,  mais n'a pas autorisé ces dernières à prendre part aux réunions à  huis clos du groupe de travail des 24 pays. 

     Au nom de 13 organisations latino-américaines, Mme Barbara  Galletti du Centre de la conservation des cétacés du Chili, a  souligné à cette occasion l'importance de la protection des  baleines, parce qu'elles constituent une attraction touristique  pour la région. 

     Elle a aussi appelé l'IWC à renforcer sa modernisation et sa  transparence et à promouvoir la participation du public aux  discussions. 

     Le gouvernement chilien a annoncé cette semaine la création  d'un sanctuaire de baleines dans ses eaux territoriales, où la  pêche à la baleine sera interdite. 

     Mercredi, la Société mondiale pour la protection des animaux  (WSPA) a accusé le Groenland de commercialiser au moins un quart  des baleines qu'il pêche dans des supermarchés. 

     L'IWC a été fondée en 1946 pour protéger les baleines, menacées d'extinction suite à la pêche abusive. 

     En 1986, l'IWC a promulgué un moratoire commercial sur la pêche à la baleine qui n'est pas respecté par le Japon, sous prétexte  que sa pêche à la baleine vise des fins scientifiques.