NEW YORK (Nations Unies), 26 juin (Xinhua) -- Le
Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a indiqué, dans un rapport
publié jeudi, un net recul des troubles dus aux carences en iode, la
première cause des cas d'arriération mentale pouvant être évités.
Ce rapport montre comment les gouvernements,
l'industrie du sel et les communautés, avec le soutien de l'UNICEF, ont
accompli des progrès considérables ces 20 dernières années pour éliminer
la carence en iode grâce à l'iodation universelle du sel, a déclaré
Werner Schultink, directeur adjoint de la nutrition de l'UNICEF.
"Trente-quatre pays ont atteint l'objectif de
l'iodation universelle, a-t-il précisé, mais chaque année quelque 38
millions d'enfants naissent avec le risque de lésions cérébrales à cause
des carences en iode. On ne saurait donc relâcher nos efforts dans la
lutte contre ce problème".
La carence en iode, qui résulte d'une alimentation
faible en iode, a des conséquences particulièrement dévastatrices aux
premiers stades de la grossesse car elle retarde le développement du
foetus et en particulier son développement cérébral, provoquant une série
de handicaps intellectuels, moteurs et auditifs, explique l'UNICEF.
Selon le rapport, l'iodation de tout le sel destiné
à la consommation humaine et animale permet de résoudre ce problème
facilement et économiquement.
Le rapport précise qu'outre les pays qui sont
parvenus à l'iodation universelle du sel, deux régions dans le monde sont
proches de cet objectif, l'Amérique latine/Caraïbes, où 85% des
ménages consomment du sel adéquatement iodé, et l'Asie de
l'Est/ Pacifique, avec 84%.
Pour les régions affrontant de gros obstacles en
la matière, le rapport préconise, entre autres, un meilleur
engagement politique, la garantie d'un approvisionnement en sel adéquatement iodé
en améliorant la capacité de production des producteurs de sel,
et le renforcement des systèmes de contrôles.