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La flambée des prix risque d'inverser la croissance agricole des pays en transition
  2008-06-27 11:19:52  

     ROME, 26 juin (Xinhua) -- La flambée des prix des denrées  alimentaires pourrait inverser la croissance agricole notable  observée ces dix dernières années dans certains des pays les plus  pauvres d'Europe et d'Asie centrale, a averti jeudi Jacques Diouf, directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour  l'alimentation et l'agriculture (FAO). 

     "En réaction à la hausse des prix des denrées alimentaires, les gouvernements n'ont pas toujours encouragé l'investissement  nécessaire à l'accroissement de la production et de la  productivité, préférant adopter des mesures, notamment des  limitations à l'exportation, qui ont donné lieu à l'annulation des contrats d'exportation et à une baisse des prix versés aux  agriculteurs", a-t-il estimé, selon un communiqué publié par la  FAO. 

     A l'ouverture de la 26e Conférence régionale de la FAO pour  l'Europe, Jacques Diouf a affirmé que "comme dans la plupart des  régions du monde touchées par l'insécurité alimentaire, la faim en Europe et en Asie centrale tient à la pauvreté rurale, aux  catastrophes naturelles et à celles provoquées par l'homme, plutôt qu'à une pénurie absolue d'aliments au niveau macro économique". 

     Depuis dix ans, on enregistre dans certains pays parmi les plus pauvres de Transcaucasie et d'Asie centrale le taux le plus élevé  de croissance du revenu national par habitant. Mais cette tendance positive des dix dernières années pourrait s'arrêter à moins que  des mesures politiques audacieuses ne soient prises pour contenir  la hausse des prix, a averti Jacques Diouf. 

     "Il y a un potentiel significatif de production agricole au  Kazakhstan, en Russie et en Ukraine", a aussi indiqué le directeur général de la FAO.  

     "Avec un environnement de politiques favorables et des  investissements dans les infrastructures, on pourrait remettre en  culture au moins 13 millions d'hectares, sans coût environnemental majeur", a-t-il dit. 

     Jacques Diouf a également dit que la principale préoccupation  de la FAO dans cette région était la pauvreté rurale qui, dans  certains pays, en particulier en Asie centrale, s'accompagne d'une insécurité alimentaire malgré le fait qu'il existe un grand nombre de spécialistes qualifiés dans des domaines techniques tels que la médecine vétérinaire, les pêches, les forêts et l'agronomie. 

     Selon lui, ce qui fait défaut pour la croissance agricole et  rurale, ce sont des politiques de développement qui favorisent  l'agriculture commerciale et les institutions de gouvernance et  d'appui au développement des exploitations familiales et du  secteur privé.