NEW YORK (Nations Unies), 26 juin (Xinhua) -- Le
secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui doit participer au sommet du
G8, prévu du 7 au 9 juillet à Hokkaido Toyako au Japon, a demandé
jeudi "une action immédiate" pour résoudre la crise alimentaire
ainsi que les problèmes du changement climatique et du
développement, rapporte le service d'information de l'ONU.
"Cette année, le sommet du G8 revêt une urgence
particulière, a- t-il dit, la communauté internationale a rarement connu
une telle situation de tension. Les liens qui nous unissent s'effilochent
et à ce moment critique, nous devons redoubler d'efforts pour les
préserver dans l'intérêt de notre avenir commun".
Il a averti que la crise alimentaire et le
changement climatique ralentissaient, et parfois inversaient, les progrès
réalisés jusqu'à présent pour atteindre les Objectifs du millénaire
pour le dévelopement (OMD), notamment en Afrique.
Le secrétaire général de l'ONU a signalé qu'à
Hokkaido, il engagerait les dirigeants des pays du G8 à mettre en oeuvre
les mesures décidées lors du sommet de Rome, notamment le retrait des
restrictions à l'exportation et la réduction des subventions
agricoles dans les pays riches.
"Je proposerais également de tripler la proportion
de l'aide publique au développement destinée à la production agricole et
au développement rural. Pour surmonter cette crise, il nous faut
rien de moins qu'une deuxième =révolution verte+, a-t-il relevé.
En matière de changement climatique, Ban Ki-moon a
indiqué qu'il demandera des objectifs à court et à moyen terme pour
réduire les émissions de gaz à effet de serre.
"Si nous voulons un réel changement en la matière,
nous devons commencer dès maintenant, avec pour objectif des progrès réels
d'ici 2020", a-t-il souligné.
Il a également prôné la mise sur pied de l'accord
sur le changement climatique "auquel le monde s'attend" lors de la
conférence sur le changement climatique de Copenhague en 2009.
Il a aussi estimé qu'un Fonds d'adaptation devait
être entièrement opérationnel d'ici la fin de l'année afin d'aider les
pays les plus vulnérables à réagir aux problèmes posés par le
changement climatique en procédant, par exemple, au transfert des
technologies 'vertes'.
"Je demanderais également davantage de financement
pour des programmes liés à la santé maternelle et des nouveau-nés, ainsi
que pour le VIH/sida, le paludisme, la tuberculose et les
maladies tropicales négligées", a déclaré le secrétaire général.
Ban Ki-moon a affirmé qu'il adressera, avant
son départ, une lettre à chacun des dirigeants des pays du G8, dans
laquelle il fera part de ses préoccupations.