TEHERAN, 26 juin (Xinhua) -- Le président du
Parlement iranien Ali Larijani a averti jeudi à Téhéran que l'Occident
souffrirait s'il continuait à parler avec l'Iran sur un ton agressif,
indiquant que c'était une erreur de presser l'Iran, a rapporté la
chaîne iranienne de satellite Presse TV.
Lors d'une cérémonie de commémoration des martyrs
d'un attentat à la bombe, M. Larijani a accusé les puissances occidentales
de pratiquer "des méthodes cruelles" afin de faire obstacle aux
progrès technologiques iraniens en prenant comme prétextes le
programme nucléaire et des problèmes de droits de l'homme.
L'Iran parle rationnellement de son dossier
nucléaire, mais ses ennemis parlent sur un ton violent devant la population
iranienne, ce qui leur rapportera "un coup de poing dur" s'ils continuent,
a indiqué M. Larijani.
Aucun résultat constructif ne sera obtenu si
l'Occident n'arrête pas d'utiliser le vocabulaire de la force dans les
discussions sur le programme nucléaire pacifique de l'Iran, a averti
M. Larijani.
Le monde occidental doit prendre au sérieux les
avertissements du chef de l'Agence internationale de l'Energie atomique
(AIEA), Mohamed ElBaradei et doit éviter d'irriter l'Iran, a indiqué M.
Larijani mercredi.
Les 27 membres de l'Union europénne (UE) ont
approuvé lundi lors d'une conférence à Luxembourg le gel des fonds de la
plus grande banque iranienne, la Banque Melli, et l'interdiction de
territoire des experts iraniens de haut niveau chargés du programme
nucléaire dans le but de punir l'Iran pour son refus de mettre terme à ses
activités d'enrichissement d'uranium.
Selon les nouvelles sanctions, les opérations de la
banque dans ses bureaux européens à Londres, Hambourg et Paris seront
arrêtées, tandis que 20 autres individus et 15 organisations ont été
ajoutés sur les listes noires européennes des visas et des comptes .
Mardi, le porte-parole du ministère iranien
des Affaires étrangères, Mohammad-Ali a condamné les nouvelles sanctions
de l'UE contre l'Iran, les qualifiant d'"illégales".