ROME, 26 juin (Xinhua) -- Le ministre italien de
l'Intérieur Roberto Maroni a affirmé mercredi que son pays était prêt à
partager avec la Libye les frais d'un système de radar sur la
côte libyenne destiné à empêcher les clandestins d'aller en Sicile.
Il a révélé que le Premier ministre italien Silvio
Berlusconi discuterait de ce problème lors de son entretien avec le leader
libyen mouammar kaddhafi vendredi à Tripoli.
Ce sera le premier déplacement à l'étranger de M.
Berlusconi depuis son retour au poste de Premier ministre il y a deux
mois.
Avec sa côte de 800 km, la Libye est devenue un
important tremplin pour les clandestins africains pour se rendre en
Europe, la plupart d'entr eux ayant Malte, la Sicile et l'île de
Lampedusa, au sud de Sicile, comme initiales destinations.
"La Libye a besoin d'un système pour surveiller ceux
qui arrivent sur son littoral, car il est clair que si vous ne pouvez
pas empêcher les gens d'arriver à la côte, vous ne pouvez pas les
empêcher de passer en Italie", a noté le ministre italien.
"Les systèmes de radar et de satellite sont
disponibles, mais ils coûtent chers et la Libye veut prendre en charge une
partie du coût. Je pense que le gouvernement doit intervenir et y
contribuer ", a dit M. Maroni.
Il a par ailleurs déclaré que Tripoli était prêt à
mettre en oeuvre un accord d'immigration signé en décembre dernier avec le
gouvernement précédent de Romano Prodi, accord qui prévoit une
coopération policière dans la patrouille au large de la Libye.
Les navires italiens sont prêts pour ces opérations,
a dit Maroni.
Selon des informations de presse, 297
clandestins sont arrivés mardi sur l'île de Lampedusa et le lendemain quelque
200 clandestins ont débarqué dans le sud de la Sicile.