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L'Italie veut partager avec la Libye les frais d'un système de radar sur l'immigration
  2008-06-26 16:09:04  

     ROME, 26 juin (Xinhua) -- Le ministre italien de l'Intérieur  Roberto Maroni a affirmé mercredi que son pays était prêt à  partager avec la Libye les frais d'un système de radar sur la côte libyenne destiné à empêcher les clandestins d'aller en Sicile. 

     Il a révélé que le Premier ministre italien Silvio Berlusconi  discuterait de ce problème lors de son entretien avec le leader  libyen mouammar kaddhafi vendredi à Tripoli. 

     Ce sera le premier déplacement à l'étranger de M. Berlusconi  depuis son retour au poste de Premier ministre il y a deux mois. 

     Avec sa côte de 800 km, la Libye est devenue un important  tremplin pour les clandestins africains pour se rendre en Europe,  la plupart d'entr eux ayant Malte, la Sicile et l'île de Lampedusa, au sud de Sicile, comme initiales destinations. 

     "La Libye a besoin d'un système pour surveiller ceux qui  arrivent sur son littoral, car il est clair que si vous ne pouvez  pas empêcher les gens d'arriver à la côte, vous ne pouvez pas les  empêcher de passer en Italie", a noté le ministre italien. 

     "Les systèmes de radar et de satellite sont disponibles, mais  ils coûtent chers et la Libye veut prendre en charge une partie du coût. Je pense que le gouvernement doit intervenir et y contribuer ", a dit M. Maroni. 

     Il a par ailleurs déclaré que Tripoli était prêt à mettre en  oeuvre un accord d'immigration signé en décembre dernier avec le  gouvernement précédent de Romano Prodi, accord qui prévoit une  coopération policière dans la patrouille au large de la Libye. 

     Les navires italiens sont prêts pour ces opérations, a dit  Maroni. 

     Selon des informations de presse, 297 clandestins sont arrivés  mardi sur l'île de Lampedusa et le lendemain quelque 200  clandestins ont débarqué dans le sud de la Sicile.