VIENNE, 25 juin (Xinhua) -- Le vice-ministre iranien
des Affaires étrangères Mahdi Safari a affirmé que l'Iran retirerait
ses fonds dans l'Union européenne pour les investir dans d'autres
régions en réponse aux sanctions de l'UE contre le pays.
Dans une interview publiée dans le journal
autrichien "Die Presse" mercredi, M. Safari souligne que les sanctions de
l'UE contre l'Iran auront de graves conséquences, notamment le retrait
des fonds iraniens dans les pays de l'UE.
Il s'est dit convaincu qu'une fois "plus de 100
milliards de dollars" retirés des banques européennes, le continent serait
confronté à un problème de liquidités qui aura un impact sur
l'économie mondiale.
L'UE subira des "pertes" si elle participe à des
sanctions contre l'Iran, a averti M. Safari, car l'Iran a "des ressources
de gaz et de pétrole que tout le monde veut acheter".
Il a également souligné que l'Iran renforçait son
commerce avec l'Asie. Ces trois dernières années, le commerce de l'Iran
avec les pays asiatiques a atteint 85 milliards de dollars, contre 50 à 60
milliards de dollars avec les pays occidentaux.
L'officiel iranien n'a néanmoins pas fermé la porte
à des négociations avec les pays occidentaux, notamment les Etats-Unis.
"Nous pouvons parler de la lutte contre le
terrorisme et le crime organisé; nous pouvons parler d'une résolution de
la question du nucléaire", a-t-il déclaré lors de son interview.
Sur les relations avec Israël, M. Safari a redit que
l'Iran ne "reconnaîtrait jamais Israël en tant qu'Etat", soulignant que si
Israël attaquait l'Iran, l'Iran répondrait comme il se doit.
Lundi, le Conseil des ministres de l'UE a décidé de
nouvelles sanctions contre l'Iran, notamment le gel des actifs des
institutions financières du pays et l'interdiction de voyage pour
les experts de haut niveau impliqués dans le programme nucléaire
iranien.
Ces sanctions sont entrées en vigueur mardi et
l'Iran les a fermement condamnées. Fin