WASHINGTON, 25 juin (Xinhua) -- Le projet des
"Indicateurs de gouvernance dans le monde" tente de mesurer la gouvernance
en faisant la synthèse des points de vue et des rapports de diverses
sources, notamment Economist Intelligence Unit, Latinobarometro,
Afrobarometer, Forum économique mondial, Freedom House, Gallup World
Poll, Bertelsmann Transformation Index, Base de données sur les profils
institutionnels des organismes du Gouvernement français, Perspectives
économiques en Afrique du Centre de développement de l'OCDE, Indice global
d'intégrité, Political and Economic Risk Consultancy en Asie, et Reporters
sans frontières, entre autres.
Les auteurs des "Indicateurs de gouvernance dans le
monde" définissent la gouvernance comme les traditions et les
institutions par lesquelles l'autorité s'exerce dans un pays. Il s'
agit notamment du processus par lequel les pouvoirs publics sont choisis,
suivis et remplacés; la capacité des pouvoirs publics à élaborer et
appliquer efficacement des politiques saines; et le respect par les
citoyens et l'Etat des institutions qui régissent les interactions
économiques et sociales entre eux.
Les "Indicateurs de gouvernance dans le monde"
mesurent les six définitions globales suivantes de la gouvernance en
saisissant les éléments clés de ces définitions:
- Voix citoyenne et responsabilité: mesure à quel
point les citoyens d'un pays peuvent participer à la sélection de leurs
gouvernants, ainsi que la liberté d'expression, d'association et de
presse.
- Stabilité politique et absence de violence: mesure
la probabilité d'une déstabilisation ou d'un renversement de
gouvernement par des moyens inconstitutionnels ou violents, y
compris le terrorisme.
- Efficacité des pouvoirs publics: mesure la qualité
des services publics, les performances de la fonction publique et son
niveau d'indépendance vis-à-vis des pressions politiques.
- Qualité de la réglementation: mesure la capacité
des pouvoirs publics à élaborer et appliquer de bonnes politiques et
réglementations favorables au développement du secteur privé.
- Etat de droit: mesure le degré de confiance qu'ont
les citoyens dans les règles conçues par la société et la manière
dont ils s'y conforment et, en particulier, le respect des contrats,
les compétences de la police et des tribunaux, ainsi que la
perception de la criminalité et de la violence.
- Lutte contre la corruption: mesure
l'utilisation des pouvoirs publics à des fins d'enrichissement personnel, y
compris la grande et la petite corruption, ainsi que "la prise en otage"
de l'Etat par les élites et les intérêts privés.