BEYROUTH, 24 juin (Xinhua) -- Le président libanais
Michel Sleimane a averti mardi que les différends dans le pays avaient
atteint le niveau du suicide.
M. Sleimane a fait ces remarques lors d'une réunion
des chefs des principales communautés religieuses du pays au palais
présidentiel.
"Le gouvernement doit être formé rapidement afin de
montrer notre volonté d'union nationale et de coexistance", a dit M.
Sleimane aux chefs spirituels.
Appelant à plus de concessions politiques, le
président a déclaré "ce sommet est l'occasion de lancer un dialogue
national global".
Dans leur communiqué final, les participants à ce
sommet spirituel condamnent le radicalisme et la violence, et demandent
à toutes les factions de faciliter la formation du gouvernement.
Ils réaffirment également leur engagement à
interdire l'usage des armes, comme le prévoit l'accord de Doha conclu le
21 mai.
La formation d'un gouvernement d'union nationale,
deuxième étape de cet accord de Doha qui a permis dans un premier temps
l'élection de Michel Sleimane à une présidence restée vacante six
mois, est toujours dans l'impasse.
Concernant la sécurité, la situation est
précaire, de violents affrontements s'étant produits dans la ville de Tripoli
(nord) ces deux derniers jours et d'autres régions du Liban seraient
en proie à des tensions.