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OPEP : la crise des subprimes, une des causes de la cherté du pétrole
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OPEP : la crise des subprimes, une des causes de la cherté du pétrole
  2008-06-25 09:20:04  

(Photo d'archives : Xinhua/Reuters)

     ALGER, 24 juin (Xinhua) -- Le ministre algérien de l'Energie et des Mines, Chakib Khelil, qui assure la présidence de l'OPEP, a  indiqué mardi à Bruxelles que la crise des subprimes était l'une  des causes essentielles entraînant la flambée des cours du pétrole, a rapporté l'Agence de presse algérienne APS. 

     Selon M. Khelil, qui est à Bruxelles pour participer à la  réunion annuelle OPEP-UE, la disponibilité en 2008 du pétrole brut sur le marché international est meilleure qu'en 2007, mais on a  connu un retournement de conjoncture à partir du second semestre,  suite à l'apparition des effets néfastes de la crise des " subprimes" aux Etats-Unis, et consécutivement, à la baisse de la  valeur du dollar. 

     Pendant les sept premiers mois de 2007, les prix étaient  relativement stables et à partir de septembre, avec l'apparition  des effets de la crise des subprimes, le cycle volatil des hausses des prix du brut s'est enclenché, a fait remarquer M. Khelil à  l'APS. 

     Cette crise financière aux Etats-Unis a non seulement provoqué  la chute du dollar, mais aussi incité les fonds d'investissements  et autres spéculateurs à rechercher des placements plus rentables  à court et long termes comme celui des hydrocarbures, a-t-il  estimé. 

     Selon M. Khelil, les facteurs qui ont poussé les prix du  pétrole à la hausse comprennent aussi les tensions géopolitiques,  notamment les menaces d'intervention militaire contre l'Iran,  grand producteur de pétrole, la baisse de la production des pays  hors-OPEP, les crises dans différentes régions sensibles du monde, et les goulots d'étranglement du secteur du raffinage. 

     L'absence de baisse des cours mondiaux suite à l'accroissement  de la production de l'Arabie Saoudite, et l'annonce par ce pays de sa disponibilité à fournir une offre supplémentaire pour répondre  à toute demande qui s'exprimerait, est une illustration "par le  négatif" que le niveau élevé et la volatilité des cours du brut ne sont pas le fait de l'OPEP, ni du niveau de l'offre qui est plus  que suffisant, a souligné M. Khelil. 

     M. Khelil estime que les prix du pétrole "ne vont pas baisser"  et l'OPEP "a déjà fait ce qu'elle peut faire" pour assurer  l'approvisionnement. 

     Lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion OPEP-UE, il a déclaré que les prix du pétrole dépendrait également de  l'évolution du dollar dans les prochains mois. 

     De son côte, le commissaire européen à l'énergie, Andris  Piebalgs, a toutefois soutenu que le principal problème résidait  dans l'insuffisance de l'offre, non pas dans la spéculation sur  les marchés.  

     "Il n'y a pas de raison de conserver des plafonds de production ", a-t-il estimé.