NANJING, 23 juin
(Xinhua) -- Des officiels africains de l'agriculture participant à un
séminaire avancé dans une université chinoise ont qualifié le groupe de
travail utile pour la promotion des échanges et de la coopération entre la
Chine et le continent africain.
Selon Daniel B. Tipayson, haut officiel lybien de
l'agriculture, ce sont les études de cas et les exercices qui sont les plus
appréciés. Grâce à eux, des expériences pratiques peuvent être
partagées et des idées échangées avec les experts chinois de
l'agriculture.
"Le programme de formation est très utile... et il
n'est pas trop scolaire. C'est un enseignement professionnel et
pragmatique".
Le programme a commencé le 10 juin à l'université de
l'agriculture de Nanjing dans la province chinoise orientale du
Jiangsu et durera jusqu'à la fin du mois. Au total, 22 officiels
africains de l'agriculture de 13 pays africains dont l'Egypte, le
Botswana, le Ghana, le Kenya et la Libye, y participent dans le but
d'apprendre de la Chine ses expériences en matière de réforme et de
développement de l'agriculture.
Les thèmes incluent la réforme des droits de la
terre, le rôle des engrais biologiques dans le développement agricole
durable et la gestion des chaînes d'approvisionnement des produits
agricoles.
"Bien que les conditions climatiques et la situation
géologique en Chine soient assez différentes de celles en
Afrique, nous adaptons ce que nous avons appris par le biais du programme
à la situation africaine", a ajouté Tipayson.
Le Kenyan Audi Willis Magak espère plus de
coopération dans l'agriculture entre la Chine et les pays africains.
"Par exemple, le Kenya possède plus d'avantages dans
la plantation de fleurs mais des difficultés existent pour ouvrir le
marché. La Chine et l'Afrique peuvent renforcer la coopération dans
les domaines de la production, de l'approvisionnement et de la
communication marketing".
L'Egyptien Mostafa Hassan a introduit en classe un
système d'irrigation économe en eau de son pays.
Les conditions climatiques de l'Egypte
sont similaires à celles de certaines régions de Chine. Il existe beaucoup
de domaines dans l'agriculture où les deux pays peuvent apprendre
l'un de l'autre, a-t-il affirmé.